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vendredi 28 novembre 2014

A la soupe ! : La garbure béarnaise de ma grand-mère // Soup Friday : My grandmother's "garbure", a traditional cabbage, potatoes and bean soup from South of France

Proust avait ses madeleines. Moi j'ai la soupe au chou et patates de ma grand mère. On n'est pas tous égaux devant les souvenirs gustatifs d'enfance hein... Mais je m'en fiche, car je préfère de très loin la garbure de ma mamie aux madeleines de Monsieur Proust! Le parfum de cette soupe (l'odeur du chou donc...) me ramène instantanément dans mon Béarn natal (enfin... presque, puisqu'en réalité je suis née au Pays Basque!) et dans la cuisine de ma mamie (qui ne sent pas toujours le chou, loin de là, je vous rassure!), chez qui j'allais manger tous les samedis. Pour une raison que j'ignore, elle ne nous servait jamais cette soupe à table, mais ça n'empêchait pas ma mère et moi d'aller nous en servir une assiette en début de repas et de nous régaler!

Pourtant, la garbure, c'est une soupe simple, une vraie soupe paysanne. Le genre de soupe qui restait sur le feu toute la journée, et dont le goût s'enrichissait d'heure en heure. Le genre de soupe réconfortante, nourrissante, rassasiante après une dure journée de labeur. Une assiette de garbure et un morceau de pain, et voilà, vous aviez un dîner d'hiver dans la campagne béarnaise. Bon, aujourd'hui la dure journée de labeur aux champs n'est plus vraiment d'actualité pour la plupart d'entre nous, mais comme toute recette traditionnelle, la garbure a traversé les époques et saura tout aussi bien vous réchauffer après une dure journée de shopping de Noël ;)

Et, comme pour toutes les recettes traditionnelles, chacun a sa propre version. C'est bien évidemment celle de ma grand-mère que je vous présente ici. Elle contient du chou blanc, des patates, des haricots blancs, de l'ail et un morceau de jambon (ou de confit de canard) pour parfumer le bouillon. Sur la photo, vous pouvez voir que j'y ai ajouté des carottes, comme cela se fait parfois (ma mère en met souvent dans la sienne, ainsi que du thym). D'autres y ajoutent du navet, des poireaux, des oignons, du thym, ou bien utilisent du chou vert (ça marche bien, mais pour avoir testé les deux versions, le goût est légèrement différent), mais ma grand-mère vous soutiendra que c'est elle qui détient l'authentique recette de la garbure et qu'il n'y a rien de tout ça dedans! (ne lui dites pas pour les carottes dans la mienne!) Les meilleurs haricots pour cette soupe sont les haricots de maïs, ou haricots tarbais, mais je doute qu'on en trouve hors du Béarn et de ses alentours, alors n'importe quel haricot blanc fera l'affaire. En ce qui concerne le morceau de lard/jambon/confit, il donne une réelle profondeur à la soupe et il serait dommage de s'en passer. Si vous êtes végétarien/vegan, je n'ai malheureusement pas d'alternative à vous proposer... Peut-être que des shiitake séchés ou un morceaux d'algues pourront apporter un peu d'umami au bouillon? Je ne sais pas, mais si vous tentez, faites-le moi savoir!



Garbure béarnaise de ma grand-mère {sans soja, sans noix, sans gluten, sans oeufs, sans lait}
Pour une grosse marmite de soupe :
- 1 petit chou blanc (ou vert)
- 5 à 6 pommes de terre
- 2 poignées de haricots blanc (frais ou secs trempés une nuit dans l'eau)
- 1 talon de jambon, ou un morceau de poitrine (fumée ou non) ou bien de confit de canard (de préférence avec os)
- 2 gousses d'ail pelées
- 3 carottes (optionnel)

Nettoyez les pommes de terre et les carottes, pelez-les si vous le souhaitez. Coupez les carottes en gros tronçons et les pomme de terre en gros dés. Coupez le chou en lanières ou déchirez grossièrement les feuilles à la main.

Cuisson à la cocotte-minute : placez tous les ingrédients dans votre cocotte, remplissez-la d'eau jusqu'au maximum autorisé et fermez-la (en position "légumes" si vous avez). Laissez cuire la soupe 25 minutes après rotation de la soupape. Si vous utilisez des haricots secs préalablement trempés, il est possible qu'ils ne soient pas cuits après ce temps. Dans ce cas, prolongez la cuisson d'une dizaine de minutes.

Cuisson sans cocotte-minute (comme le fait ma grand mère) : dans une grande marmite, placez les haricots, l'ail, le jambon et une grande quantité d'eau. Portez à ébullition puis ajoutez les pommes de terre et les carottes. Laissez mijoter une heure et quart à couvert. Ajoutez le chou et poursuivez la cuisson une heure.

Le goût de cette soupe s'enrichit à chaque fois qu'elle est réchauffée, n'hésitez donc pas à la faire la veille. Conservez-la tout de même au frais pour évitez que votre chou ne fermente!

mercredi 26 novembre 2014

Blinis à la courge, houmous et rubans de kale citronés // Pumpkin blinis with hummus and lemon-y kale strips

Je ne vous apprends rien si je vous dis que c'est la saison des courges (et que j'adore ça!). Par contre, là où je pourrais vous étonner un peu plus, c'est si je vous annonce que tout, absolument tout (bon, sauf la tige dure...) dans une courge est comestible. La chair bien sûr, les graines, sans trop de surprise, mais aussi la peau (qu'il faut cuire longuement pour qu'elle devienne tendre, sauf chez les courges spaghetti où elle devient très dure à la cuisson), et aussi les filaments qui entourent les graines. Et je vous propose de cuisiner avec ces derniers aujourd'hui!

Où est l'intérêt de manger les filaments de la courge, quand on peut manger tout le reste? Eh bien, premièrement, ça permet de réduire un peu vos déchets et le gaspillage alimentaire. Un potimarron de taille moyenne contient environ 100 g de filaments. Quand on multiplie ça par le nombre de courges que vous allez engloutir cet automne/hiver (j'en suis déjà à 3 ou 4, et j'en ai deux autres qui passeront bientôt à la casserole!), on constate qu'on peut éviter de jeter une quantité non négligeable de denrées comestibles. Ensuite, parce que ça vous permet de rentabiliser un peu plus l'achat de votre courge : vous pouvez cuisiner un plat de plus avec! Bref, c'est une démarche écologique et économique, que du bon à mes yeux!

Mais comment on les mange ces filaments? Eh bien on les hache et on s'en sert pour remplacer tout ou partie de purée de courge dans des blinis à la purée de légumes comme ici, ou bien de la courge râpée dans des pakoras (beignets indiens - on en reparle bientôt!). Si vous n'êtes pas convaincus, rien ne vous empêche d'utiliser un reste de purée de citrouille ou de carotte pour cette recette, qui sera parfaite en apéritif ou en entrée pour les fêtes, ou tout simplement pour un repas léger. Et si vous êtes intéressés par la cuisine anti-gaspi, je vous conseille de vous procurer Cuisiner mieux en jetant moins par Lisa Casalli ainsi que Fruits et légumes, cuisinez-les de la feuille au trognon par Delphine Brunet, et aussi d'aller voir les recettes anti-gaspi développées par des chefs pour le site de La Ruche qui Dit Oui.



Blinis à la courge, houmous et chou kale {vegan, sans soja, sans noix, option sans gluten}
Pour 8 blinis de 5 cm de diamètre environ :
- 100 g de filaments de courge débarrassés des pépins et hachés (ou de purée de citrouille ou de carotte)
- 50 g de farine (farine de riz pour une version sans gluten)
- 1/2 cc de levure
- 1 cs de graines de lin moulues + 3 cs d'eau (ou un oeuf)
- 1 cs d'huile de tournesol/d'olive
- 1 à 2 cs d'eau ou de lait végétal
- 1/2 cc de graines de cumin, toastées et concassées (ou 1 bonne pincée de cumin en poudre)
- 1/2 cc de sel
- pour servir : houmous, rubans de kale citronés (voir plus bas), za'atar, jus de citron

Avec une fourchette, battez ensemble les filaments de courge avec le gel formé par les graines de lin et l'huile de tournesol. Ajoutez les autres ingrédients (sauf le lait végétal/l'eau) et mélangez pour obtenir une pâte lisse. Rectifiez la texture en ajoutant 1 à 2 cs d'eau ou de lait végétal si besoin.

Faites chauffer 1 cs d'huile de tournesol dans une grande poêle. Déposez des petits tas d'1 cs de pâte dans la poêle et étalez-les légèrement pour former de petits disques d'environ 5 cm de diamètre. Vous pouvez également former des disques de la taille d'un pancake si vous souhaitez servir les blinis en plat principal, dans ce cas formez-les avec 2 à 3 cs de pâte. Vous obtiendrez 4 blinis de cette manière.

Faites cuire 2 minutes de chaque côté, puis couvrez et baissez le feu et laissez cuire encore 2 à 3 minutes. Pour faire refroidir les blinis sans qu'ils ne se détrempent, disposez-les sur une grille de four. Vous pouvez laisser votre four allumé à basse température pour maintenir les blinis au chaud.

Servez chaud, tiède ou froid, garni de houmous et de rubans de kale citronés. Saupoudrez de za'atar et de jus de citron au goût. (Vous pouvez bien sûr les servir avec n'importe quel autre assaisonnement au choix!)

Rubans de kale citronés : 
- quelques feuilles de kale (ou de chou frisé)
- 1 cs d'huile d'olive
- 1 cc de jus de citron
- 1/2 cc de zestes de citron

Retirez la tige centrale des feuilles de kale (et pour continuer dans la démarche de réduction des déchets, vous pouvez en faire du pesto comme ici). Coupez les feuilles en très fins rubans.

Placez-les dans un bol avec les autres ingrédients et "massez" assez fermement les feuilles de chou avec les doigts. Les feuilles vont s'attendrir au bout de quelques minutes et pourront être mangées crues.



There's no way you could have missed it : it's pumpkin season. What might surprise you however, is that absolutely everything is edible in a pumpkin (well, excepted the hard stem...). Its flesh and its seeds, of course, its skin too (it just has to be cooked longer to ne used, except for spaghetti squash's which becomes very tough), but also the slightly mushy fibers that hold the seeds. And that's what we're going to cook with today. 

Why eating this part of a pumpkin when you can eat all the rest? Well, first of all, it allows you to reduce food waste a little bit. A medium red kuri squash (the one I cook with most of the time) holds about 100 g of these fibers. Multiply by the number of squash you're gonna eat this fall and winter (I already ate 3 or 4, and 2 more will follow in the coming weeks!) and you'll see that you can avoid throwing away a nice amount of edible stuff. And secondly, it allows you to cook one more meal with the pumpkin you bought. Ecological AND economical, isn't that great?

Now, how do you cook these fibers? Easy : chop them and use them instead of pumpkin puree in the blinis (aka savoury pancakes) shown here, or in pakoras (Indian fried parties - we're talking about this soon!). If you aren't convinced, you can still use regular pumpkin puree in this recipe, which will make a pretty appetizer (if you still need one for your Thanksgiving party) or starter, or a simple, light meal.

Pumpkin blinis with hummus and lemon-y kale strips {vegan, soy free, nut free, GF option}
Yields 8 small blinis (~5cm diameter)
- 100 g pumpkin fibers, seeds removed, chopped (or carrots or pumpkin puree)
- 50 g flour (rice flour works well here for a GF version)
- 1/2 tsp baking powder
- 1 flax egg (or 1 regular egg)
- 1 tbsp sunflower/olive oil
- 1 to 2 tsp water or plant milk
- 1/2 tsp cumin seeds, toasted and crushed (or a big pinch of cumin powder)
- 1/2 tsp salt
- to serve : hummus, lemon-y kale strips (see below), lemon wedges, za'atar

In a big bowl, whisk together the pumpkin fibers, the flax or regular egg and the oil. add the remaining ingredients (excepted water/milk) and stri until you get a smooth batter. If too thick, add 1 to 2 tsp water/plant milk.

Heat 1 tsp of oil in a big pan and form several blinis with 1 tbsp batter each. You can also make regular-sized pancakes if you want to serve them as a main. In that case, use 2 to 3 tbsp batter, it will yield 4 pancakes.

Cook 2 min on each side, then lower the heat and cover, cooking for 2 to 3 more minutes until the center is set. To make the blinis cool without turning watery, place them on an oven rack. To keep the blinis warm, keep them in a slightly warm oven.

Serve hot, warm or cold, topped with hummus and kale strips. Add za'atar and lemon juice to taste. (you can of course serve them with whetever topping you like!)

Lemon-y kale strips : 
- a few kale leaves, destemmed (and to reduce you waste further, use the coarse stems to make pesto, as seen here)
- 1 tbsp olive oil
- 1 tsp lemon juice
- 1/2 tsp lemon zest

Finely shred the kale. Place in a bowl with the remaining ingredients and massage the kale leaves until soft.

lundi 24 novembre 2014

Pâtes à la gremolata betterave-noisette // Pasta with hazelnut and beet gremolata

Les betteraves et moi, ça n'a pas toujours été l'amour fou, si l'on peut dire... En fait, je n'en ai quasiment jamais mangé jusqu'à mes 20 ans environ. Il faut dire que ma première rencontre avec ce légume n'a pas été des plus heureuses : c'était à la cantine de mon école primaire (là, déjà, vous sentez l'histoire qui commence mal!).

On nous en servait de temps en temps en entrée, coupées en petits dés et noyées dans un assaisonnement insipide (et gras). A 7 ans, leur gout un peu terreux ne m'enchantait pas trop. Et les autres enfants étaient plutôt de mon avis dans mes souvenirs. On avait développé une technique pour faire croire qu'on en avait mangé plein : on se servait une mini-cuillerée chacun, puis on frottait nos trois bouts de betterave partout dans l'assiette pour la colorer en violet, et on avalait péniblement les petits cubes roses tans détestés, en se pinçant le nez, à grand renfort d'eau et de pain pour faire passer le tout.

Problème : le plat revenait quasi-plein en bout de table, ce qui ne trompait personne sur la quantité de betteraves qu'on avait réellement ingurgité. C'est alors que le plus méchant des surveillants de la cantine arrivait, nous servait une généreuse portion qu'il nous forçait à manger. Vous connaissez un meilleur moyen de dégoûter les enfants de quelque chose que de les forcer à manger ce qu'ils n'aiment pas? Non? C'est normal, il n'y en a pas. C'est ainsi que j'ai grandi dans la haine des betteraves (et des blettes, pour la même raison, alors qu'en vrai c'est super bon dans une quiche avec de la feta!).

La suite de l'histoire, vous vous en doutez : on a réussi à me convaincre de goûter à nouveau des années plus tard, et j'ai aimé. Voilà, #découvertedelavie. Aujourd'hui les betteraves font une apparition régulière dans ma cuisine en hiver, et je trouve qu'elles se marient particulièrement bien avec la roquette, le chèvre frais et les noisettes. C'est cette dernière association que je vous présente aujourd'hui, dans une gremolata toute rose inspirée de celle de Cléa, elle même inspirée du blog Chocolate and Zucchini. Si vous aussi vous êtes fâchés avec les betteraves, j'espère que cette recette vous donnera envie de leur redonner leur chance, car c'est bien connu : tout est meilleur avec des pâtes ;)


Pâtes à la gremolata betterave-noisette {vegan, sans soja, option sans gluten}
Pour 4 personnes :
- 1 petite betterave, épluchée et coupée en dés
- 1 gousse d'ail
- 1 poignée de noisettes (avec la coquille)
- 1 cs de jus de citron
- 1/2 cc de zeste de citron
- huile d'olive
- sel
- persil ou sauge hachée, pour servir (optionnel)
- 400 g de pâtes de votre choix (sans gluten si besoin)

Déposez vos dés de betterave sur une plaque de four, verser un filet d'huile d'olive et une pincez de sel dessus puis remuez pour bien enrober les dés.

Faites rôtir la betterave 20 min à 180°. A mi-cuisson, remuez et ajoutez les noisettes décortiquées. Les noisettes doivent être torréfiées et les betteraves doivent être grillées mais toujours fermes à l'intérieur.

Mixez ensemble les betteraves, les noisettes, le zeste et le jus de citron, et 1 cs d'huile d'olive. Ne cherchez pas à obtenir une consistance lisse comme un pesto, mais plutôt quelque chose de grumeleux. Rectifiez l'assaisonnement avec du sel si besoin.

Faites cuire les pâtes al dente et mélangez-les avec la gremolata. Servez arrosées d'un filet d'huile d'olive et de persil ou de sauge hachée.



I haven't always liked beets, to say the least... Actually, I almost never ate them until my twenties. I must say that my first encounter with them did not happen in the best place : in my school's canteen (you know what I am going to tell you right?).

They were sometimes served as a starter, finely diced and drowned in a bland and oily dressing. As a 7 years old, I disliked their slightly earthy taste. And so did the other children, it seemed. We had a trick to make the aldults think we had eaten a whole lot of beets : we just put a few of the little pink cubes in our plates, rubbed them all around to spread the colour and the dressing, and then ate the two or three pieces of beet with great distaste (and a lot of bread and water).

But the serving plate would irremediably come back full at the end of the table, so no one had been fooled. Then arrived the most feared canteen supervisor, who served us a HUGE amount of beets and forced us into eating them. Do you know a better way to induce hatred towards an already disliked food into a child than forcing him to eat it? No? It is because there is none. So I grew up hating beets (and swiss chard, for the exact same reason).

You know the end of the story : eventually, I was convinced to give them a new chance. And I liked them. Voilà. Nowadays, they make a regular appearance in my kitchen. I think they pair well with goat cheese, arugula and hazelnuts. And this is precisely this pairing that we're experimenting today, in a pretty pink gremolata inspired by this one (recipe in French), itself inspired from the blog Chocolate and Zucchini. If you too are not in good terms with beets, I hope this recipe will make you want to give them their chance, because the child in you knows that everything tastes better with pasta ;)

Pasta with hazelnut and beet gremolata {vegan, soy free, GF option}
Serves 4 :
- 1 small beet, peeled and diced
- 1 clove garlic
- 1 hanful hazelnuts (with shell)
- 1 tbsp lemon juice
- 1/2 tsp lemon zest
- olive oil
- salt
- chopped parsley or sage to serve (optional)
- 400g pasta of your choice (GF if needed)

Place the beets on a baking sheet, drizzle with olive oil and a pinch of salt and toss to coat.

Roast them for 20 min at 180°C. After 10 min, give them a good stir and add the shelled hazelnuts. The nuts must be golden and the beets roasted jon the sides but sill firm at the center.

In a food processor, blend the beets, nuts, lemon juice and zest and 1 tbsp olive oil. You are not looking to achieve a smooth, pesto-like consistency but rather a dry and crumbly one. Add salt as needed.

Cook the pasta al dente. Toss in the gremolata and serve with a drizzle of olive oil and chopped parsley or sage if desired.

vendredi 21 novembre 2014

DIY : corbeille en tricot // DIY knitted basket


Ça ne va pas vous paraître évident, mais quand j'ai lancé ce blog, je l'ai imaginé comme un blog DIY (en témoigne son premier nom qui était Tie and DIY, jeu de mots dont j'étais assez contente et qui avait été inspiré par un tuto que je souhaitais présenter ici, en premier article d'ailleurs, et que je n'ai toujours pas réalisé... Mais ça viendra!) Je pensais bien à publier quelques recettes de temps en temps, voire à atteindre un équilibre DIY-cuisine (et peut-être même déco, voyages, ou d'autres sujets plus ponctuels), mais il faut se rendre à l'évidence : pour l'instant c'est surtout un blog culinaire très rarement ponctué de DIY.

Je vois plusieurs explications à ça. La première, c'est que je suis définitivement obsédée par la bouffe. Vu le nombre de blogs culinaires que je lis, ma collection grandissante de livres de cuisine, mon amour pour les marchés de producteurs, et la variété d'épices/farines/céréales/ingrédients asiatiques qui s'entassent dans mes placards, on pouvait facilement s'en douter.

Voilà, ça c'est ma collection de livres de cuisine. Et il y en a un tout en haut qu'on ne voit pas. Et il en reste encore un peu chez mes parents... Je vous épargne mon étagère à épices, mais c'est du même genre!

La seconde, c'est qu'on est bien obligé de manger pour survivre, et donc de cuisiner. Deux fois par jour en ce qui me concerne, puisque je prépare la plupart du temps mes repas du midi. Alors tant qu'à faire, autant que ce soit un plaisir! La cuisine est pour moi un moyen d'exprimer ma créativité, mais aussi mes convictions (produits frais et locaux et repas vegetariens ou vegan le plus souvent possible), et de mettre en place une hygiène de vie (ou en tout cas d'alimentation) qui me permet de me sentir bien dans mon corps. Le DIY, bien qu'étant un échappatoire créatif important aussi chez moi, n'est pas aussi vital et passe donc derrière mes recettes.

Et surtout, la troisième raison pour laquelle je publie beaucoup moins de DIY que je ne le voudrais, c'est que je suis quasi-incapable de mener un projet jusqu'au bout... J'ai plein d'idées, j'achète du matériel, parfois je commence quelque chose (comme ce fameux DIY à base de tie and dye), et souvent je m'arrête en plein milieu. Parce que ça ne fonctionne pas comme je veux, parce qu'il me manque encore du matériel que je n'achète pas, ou parce que prise dans le tourbillon de la vie, je laisse momentanément mon projet de côté... pendant plusieurs mois! Ça a toujours été mon problème (ado, j'ai commencé des dizaines de dessins que je n'ai jamais terminés!), et parfois je me dis que c'est la raison pour laquelle je n'ai pas choisi une carrière créative. Je n'ai pourtant pas l'impression de me lasser rapidement, et je suis toujours très heureuse de mener un projet à bout, mais je crois que manque d'organisation, parfois d'inspiration, ou que je suis trop impulsive et que je démarre quelque chose de nouveau sans avoir fini mon projet précédent. Je crois aussi qu'un coin atelier dans mon appart me permettait d'y voir plus clair dans tout mon bazar et de me motiver! J'espère qu'avec l'arrivée du mauvais temps et le fait d'avoir un blog, je concrétiserai plus d'idées jusqu'au bout!

Bref, après ces divagations, place au tuto! Lorsque j'ai vu ces paniers en laine, j'ai tout de suite apprécié le côté cosy qu'ils donnent à un intérieur. Après des mois sans y penser, j'ai eu soudain envie d'essayer de les reproduire. Je me suis lancée un peu à l'instinct, et je suis ravie du résultat et de la facilité de ce projet! J'avais prévu de faire des photos explicatives mais en ce moment, il fait déjà nuit noire lorsque je finis le boulot le soir (bon, il faut dire qu'actuellement il fait nuit noire à six heures moins dix à Grenoble...) donc ça ne me facilite pas la tâche... J'aurais pu les prendre le weekend dernier certes, mais j'ai encore procrastiné, donc j'ai mis tout mon savoir-faire d'ingénieur à votre service et j'ai fait de petits schémas de montage tout ce qu'il y a de plus réglementaire ;) Je ne donne pas de dimension chiffrée car c'est à vous de décider quelle taille fera votre panier. Le mien a une base de 16 cm de côté (20 mailles) et une hauteur de 25 cm non replié, et peut être réalisé avec une seule pelote de laine.

Ah, et si vous ne savez pas tricoter, pas de panique! On trouve énormément de tutos sur internet (j'aime bien ceux-là par exemple) et ce projet demande juste les compétences de base en tricot : monter et fermer des mailles, et tricoter tout droit au point envers.

Panier en tricot DIY
Difficulté : facile
Temps de réalisation : tout dépend de la vitesse à laquelle vous tricotez ;) mais ça peut se faire en une journée sans problème!



Matériel :
- de la laine très épaisse (taille 8) dans le coloris de votre choix
- 2 aiguilles à tricoter 7 mm
- 1 aiguille à tapisserie

Commencez par réaliser la base : montez des mailles jusqu'à obtenir la taille souhaitée pour la base (dans mon cas : 20 mailles pour 16 cm de côté). Laissez une longueur de fil suffisante à l'extrémité pour pouvoir la rentrer dans votre tricot plus tard.

Tricotez au point mousse sur la même longueur pour obtenir un carré. Fermez l'ouvrage et laissez dépasser une longueur de laine suffisante pour pouvoir la rentrer dans le tricot plus tard.

Formez le corps : montez un nombre de maille correspondant à la hauteur H souhaitée de votre panier. Tricotez au point mousse sur une longueur égale au périmètre de votre base (4 x le côté du carré). Fermez l'ouvrage et laissez dépasser une trentaine de centimètres de laine.



Montez le panier : enroulez le corps sur lui même pour former un cylindre (fig 1).

Utilisez le fil que vous avez laissé dépasser précédemment pour coudre ensemble les deux extrémités de votre rectangle (fig 2). Positionnez la base au niveau de l'une des extrémités du cylindre (en laissant la couture que vous venez de réaliser à l'extérieur, fig 3). Cousez la base et le cylindre ensemble en faisant coïncider la couture du cylindre avec un angle de la base (fig 4) Rentrez et les fils, puis retournez votre panier pour remettre les coutures à l'intérieur.

English version coming soon! Check back this weekend ;)


lundi 17 novembre 2014

Compote pomme-coing-orange confite // Quince and candied orange apple sauce

Un petit passage de bon matin, à l'heure du petit déjeuner, pour partager avec vous ma récente découverte : le coing. Vous l'aurez compris, quand je dis récente, c'est en ce qui me concerne uniquement car je n'avais jamais goûté de coing de ma vie jusqu'à présent!... Et le weekend dernier, poussée par la curiosité, j'en ai ramené un du marché (je suis très curieuse en matière de fruits et légumes, en ce moment je rêverais de trouver la fameuse acorn squash des américains, et les cardons que je vois de plus en plus souvent m'intriguent également!)

On m'avait conseillé de le faire en compote avec de la pomme pour démarrer, dont acte. Je ne sais pas trop ce qui m'a inspirée pour l'ajout d'orange confite (sans doute de voir le pot dans le placard, tout simplement), mais l'expérience s'est révélée tout à fait concluante! Avec un peu de porridge à l'avoine (merci Cléa pour l'inspiration!), quelques graines de courge toastées (parce que c'est trop bon!) et une théière de thé (je ne me contente pas juste d'une tasse ;), voilà un bon moyen de commencer la journée!


Compote pomme-coing-orange confite {vegan, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour l'équivalent d'un pot de confiture (voire un peu plus) : 
- 2 à 3 pommes, pelées et coupées en gros dés (évitez les pommes très fermes et acides comme les granny smith)
- 1 coing, pelé et coupé en dés
- quelques morceaux d'orange confite

Versez tous les ingrédients dans une petite casserole avec un fond d'eau. Faites cuire à feu doux et à couvert, jusqu'à ce que les fruits soient mous (ajouter de l'eau  en cours de cuisson si besoin, le coing mettra plus de temps à cuire que les pommes).

Écrasez les morceaux de fruits à la cuillère, ou mixez pour une compote plus lisse. Conservez au frais pendant quelques jours.



I had never eaten quince until this morning. I had brought one back home out of curiosity last weekend, so I cooked it in apple sauce, as I was advised to, with a few pieces of candied orange as the jar sitting in my pantry was begging to be used. Served with oatmeal and tea, it makes for a perfect breakfast!

Quince and candied orange apple sauce {vegan, GF, soy-free, nut-free}
Yields one jar : 
- 2 to 3 apples, peeled and diced (avoid tart and hard apples, like granny smith)
- 1 quince, peeled and diced
- a few pieces of candied orange peel

Place all the ingredients in a pot with 1/2 cup water. Cover and cook on low heat until the fruits are soft (add water as needed, as the quince will take longer to cook).

Mash the fruits with the back of a spoon, or blend for a smoothier sauce. Keep refrigerated for a few days.

vendredi 7 novembre 2014

À la soupe! : soupe crémeuse aux légumes // Soup Friday : creamy vegetable soup

(oups, encore une semaine creuse... et un article à 22h... Promis, on revient bientôt à un rythme plus régulier!)

Vous savez quel jour on est, n'est-ce pas? Eh oui, le jour de ma rubrique soupe de l'hiver! (à laquelle j'ai enfin trouvé un nom, pas super original je vous l'accorde, mais on fait comme on peut hein? ;) Ça tombe à pic non, vu à quel point températures ont chuté ces derniers temps, et le supeeeerbe weekend (prolongé pour moi!!!) qu'on nous prévoit?...

Je sais que cette soupe est loin d'être la plus glamour que vous ayez vue, elle n'était pas très facile à photographier de façon appétissante, surtout en 2 minutes top chrono... Mais je vous assure qu'elle est délicieuse (je me risquerais même à dire que c'est une de mes préférées, contrairement à ce que je disais il y a quelques temps! Mais chut, ne le dites pas aux autres!)


Soupe crémeuse aux légumes {vegan, option sans soja, sans noix, option sans gluten}
Pour 4 personnes :
- 1 oignons coupé en dés
- 2 gousses d'ail écrasées
- 1 grosse carotte, coupée en rondelles fines ou en tronçons puis en tranches
- 1 grosse pomme de terre coupée en dés
- une poignée de fleurettes de brocolis
- les grains d'un épi de maïs (ou une petite boite de maïs en conserve)
- 2 cs de farine (ou de maizena pour une version sans gluten)
- 600 ml de lait de soja (ou de riz pour une version sans soja)
- 300 ml de bouillon de légumes
- huile végétale
- sel, poivre, oignons nouveaux ou cheddar pour servir (optionnel)

Faites chauffer 1 cs d'huile dans une grande casserole. Ajouter l'oignon, l'ail, la carotte et la pomme de terre et faites revenir quelques minutes en remuant, jusqu'à ce que l'oignon s'attendrisse.

Ajoutez la farine, mélangez bien pendant une minute.

Versez progressivement le lait et le bouillon en remuant doucement, portez à ébullition, ajoutez le brocolis et le maïs, puis laissez mijoter à feu très doux en remuant de temps en temps jusqu'à ce que les légumes soient tendres (environ 15 à 20 minutes). Attention à ce que ça n'attache ni ne déborde! Ajouter un peu d'eau si la soupe épaissit trop.

Poivrez, salez si besoin, et servez bien chaud parsemé d'oignon nouveau ou de cheddar râpé.

Cette soupe va épaissir en refroidissant, diluez-la avec un peu d'eau pour la réchauffer.


I had a hard week, again, and this is why I'm posting only once... But I promise I'll go back to a normal schedule soon!

So, today is the day of our soup rendez-vous, and the one I am sharing this week is not the best-looking one you have ever seen, I admit... But it was hard to photograph, especially in a very short time! It is delicious though, would I dare to say it is probably one of my favourites? (but shhh, don't tell my other soup babies!)

Creamy vegetables soup {vegan, nut-free, soy-free option, GF option}
Serves 4 :
- 1 yellon onion, diced
- 2 garlic cloves, roughly chopped and crushed
- 1 big carrot, sliced or cut in chunks then sliced lenghtwise
- 1 big potato, diced
- a handful of broccoli florets
- the kernels of 1 corncob (or a small tin of corn)
- 2 tbsp flour (or corn starch for GF version)
- 600 ml soy milk (use rice milk for soy-free version)
- 300 ml vegetable stock
- vegetable oil
- salt, pepper, sliced green onions and grated cheddar (optional) to serve

Heat 1 tbsp oil in a pot. On medium-high heat, sauté the onion, garlic, potato and carrot until the onion softens.

Add the flour and stir for one minute.

Add gradually the milk and stock, stirring gently.

Bring to a boil, the add corn and broccoli and turn the heat to low. Simmer for 15 to 20 minutes, until the vegetables are cooked. Stir from time to time so that it doesn't stick burn at the bottom of the pot. Add more water if too thick.

Season with pepper, and salt if needed, the serve with green onions and/or grated cheddar.

This soup will thicken when cooling, so add a bit of water before reheating.

vendredi 31 octobre 2014

D'internet à mon assiette : Octobre 2014 // From the Internet to my plate : October 2014

Et voilà, c'est déjà la fin du mois d'Octobre, mon mois préféré de l'année, et je ne l'ai pas vu passer. Il faut dire qu'il a été bien rempli : mon boulot s'est fait plus présent certes, mais j'ai aussi eu aussi beaucoup de bons moments de détente : un weekend à Paris avec des amis, une superbe rando (la troisième de ma vie!), la visite d'une amie à Grenoble (et donc soirées sushis maison et ciné entre filles ;), la première raclette de l'année par un temps quasi-estival (qui aurait pu prévoir qu'il ferait 27°C mi-octobre?!), une dégustation de vins en plein centre de Grenoble, ... Bref, un mois riche en émotions!

Et aussi un mois riche culinairement parlant, puisque j'ai testé plusieurs recettes venant des mes blogs préférés ou de Pinterest, mais aussi de mes livres de cuisine. Je pense avoir trouvé un bon équilibre entre toutes mes sources d'inspiration ce mois-ci, maintenant il faut que je le maintienne! Voici donc les recettes testées et approuvées au cours du mois d'Octobre :


Oh my, where did October go? It went by so fast, which in not really suprising since it was a busy month. I  did work hard, but I certainly played hard too! And I cooked hard as well, since I tried several recipes from my favourites blogs, Pinterest and the many cookbooks I have at home. I think I found a sort of balance between all my inspiration sources this month, now I have to keep on going! Here's a roundup of my favourite recipes among those I tried during October :




01. Mon incontestable favorite du mois-ci (et même de ma vie?), c'est sur le blog de Green Kitchen Stories que je l'ai trouvée. Une couche de houmous bien crémeux, recouverte de shakshuka (des oeufs cuits dans une sauce tomate parfumée au cumin), servie avec des pommes de terre rôties au four (je n'avais pas de patates douces donc j'ai utilisé des patates normales et ça marche tout aussi bien!), je crois que ça se passe d'explications, non? // This awesome recipe found on Green Kitchen Stories is unquestionably my favourite of the month (and maybe of all times?). A layer of hummus, topped with shakshuka (fried eggs in a cumin flavoured tomato sauce), and served with roasted potatoes (I dindn't have sweet potatoes so I used regular ones, and it was perfect!), I think no further explanations are needed.

02. Octobre a été très marqué par une envie de saveurs venues du Moyen-Orient. Alors quand j'ai vu cette salade de chou-fleur et pois chiches rôtis au za'atar, mon sang n'a fait qu'un tour et j'ai foncé dans ma cuisine! La seule critique que je pourrais émettre vis à vis de cette recette, c'est que les quantités de sauce sont astronomiques! Je n'en ai fait que la moitié (et j'ai du la rallonger avec de l'eau car c'était bien trop épais sinon), et j'en ai encore un demi-pot dans mon frigo! // I was very inspired to try Middle-Eastern flavours this month. So when I spotted this roasted za'atar chickpeas and cauliflower salad, I ran into my kitchen! The only remark I have about this recipe is that the quantities for the sauce are too much! I only made half of it (and I had to add more water b/c it was too thick otherwise) and I still have half a jar left in the fridge!

03. La semaine dernière, j'ai parcouru mon tableau Pinterest spécial salades, à la recherche d'une idée qui apporterait un peu de fraicheur dans mes lunch box. Je suis tombée nez à nez avec cette magnifique salade, que j'avais épinglée pour ses belles couleurs. Je l'ai adaptée avec ce que j'avais dans le frigo, à savoir pas de betterave jaune ni de kale ou de pois chiches, mais du chou chinois, de l'oignon nouveau et une petite courgette (que j'ai donc mangée crue). Pour la vinaigrette, j'ai utilisé (une partie) de mon reste de sauce mentionnée ci-dessus, rendant ainsi ma salade vegan sans perdre en onctuosité! // Last week, I was browsing my salad board on Pinterest, looking for a fresh idea for my lunch boxes, when I stumbled upon this gorgeous salad I had pinned for its wonderful colours. I adapted it with what I had in my fridge : no yellow beetroot, kale or chickpeas, but a head of napa cabbage, some scallions and a small zucchini (that I shredded raw). For the dressing, I used (part of) the aforementioned leftovers, which made for a vegan but still creamy salad!

04. Mon copain se moque (gentiment!) de moi de temps en temps, en disant que je suis une vraie poule, car j'adore le maïs sous toutes ses formes (et encore, c'est un euphémisme... Mettez moi un paquet de tortillas ou du popcorn devant le nez, vous verrez!). Pourtant je n'avais pas encore testé le cornbread, un gâteau originaire du Sud des États-Unis à la farine de maïs. C'est maintenant chose faite avec ce cornbread aux raisins, qui a en plus eu l'avantage de me faire acheter du muscat noir, dont j'ignorais totalement l'existence, et de me faire profiter un peu de la saison du raisin, fruit que j'aime beaucoup (et pas uniquement sous forme de vin!) mais auquel je ne pense jamais en faisant mes courses... J'ai utilisé de la polenta au lieu de la farine de maïs normale, ce qui a donné une texture très intéressant, à mi-chemin entre le gâteau classique et le gâteau de semoule! // My boyfriend sometimes makes fun of me, saying that I'm a chicken, b/c I LOVE corn!!! (and this is an understatement... Never leave me alone with a bag of tortilla chips or popcorn!) However, I had never had cornbread until now. So when I saw this recipe, which combined cornbrean and grapes, a fruit that I like (and not only in the form of wine!) but never seems to make it on my grocery list for a mysterious reason, I knew this was my chance! I used polenta in place of the fine-ground corn flour, which gave a very interesting texture to the cake, halfway between the regular cake and the semolina pudding.


J'espère que ces recettes vous inspireront également! Rendez-vous fin Novembre pour un nouvelle sélection! // I hope you'll be inspired by these recipes as well! Have you noticed that none of them features pumpkin puree? Unbelievable, right? Truth is, I tried one but it didn't make the cut (too sweet!). One can never go though October without at least one pumpkin-flavoured treat!