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mercredi 10 février 2016

Robe La Milanaise (hack de La Parisienne) - challenge #hacklamode

J'aimerais qu'il en soit autant pour tous mes projets de couture : pour cette robe, entre le moment où j'ai eu tous les tissus entre les mains et les photos, à peine 15 jours se sont écoulés. Pas de phase "il ne manque plus que les retouches" (coucou ma robe Eliana) ou "il ne manque plus que les photos" (coucou ma blouse Mathilde) qui durent trois mois chacune, voilà l'avantage d'avoir une deadline! (bon, ceci dit, la robe que je vous présente aujourd'hui n'est pas terminée à 100% : il me faut encore ajouter une agrafe en haut du dos, ainsi qu'une ligne de piqûre de chaque côté de la fermeture pour bien plaquer les bords de coupe contre le dos -argh le tulle ça gratte!- mais pour les photos, c'était un peu "maintenant ou jamais"!) Car cette robe, si vous avez vu mon précédent article, c'est ma participation au challenge #hacklamode organisé par Louis Antoinette Paris, les créateurs du patron de la robe La Parisienne. Le but de se défi est de s'approprier ce patron (en téléchargement gratuit ici jusqu'au 14 février, date de fin du concours, il vous reste donc encore un peu de temps pour participer si vous avez laissé passer l'info!) et d'en proposer sa version. Vous pouvez aller voter pour la ou les robes qui vous plaisent grâce à un petit like sur Instagram (la mienne est ici, je dis ça, je dis rien... ;), et six finalistes seront sélectionnées à la fois au nombre de likes et par le jury du concours.



Si vous avez lu mon article sur mon #2016makenine, vous savez que cette robe et moi, ça n'a pas été le coup de foudre, car je trouvais le modèle beaucoup trop strict à mon goût. Il fallait donc que je puisse l'adapter de façon à ce qu'elle trouve sa place dans ma garde-robe. Je n'avais jusqu'à présent pas ressenti le besoin (ni le courage!) de réaliser de "pattern hack", mais cette fois, je tenais enfin ma première occasion! J'ai donc intensément brainstormé avec moi-même, et une fois un embryon d'idée en tête, j'ai tenté ma chance au concours organisé par Bee Made pour gagner une version pochette du patron. J'ai eu la chance d'être l'une des 10 gagnantes, et j'ai vu ça comme un signe du destin : je devais tenter ce challenge!



Alors quand l'univers m'envoie des messages, eh bien moi, je lui obéis (bon, sauf s'il me demande de déménager à Dampierre-en-Burly, là je l'écoute pas...), et c'est ainsi que je me suis lancée dans un hacking de La Parisienne. Mon idée originale était de conserver la forme de la robe, et de jouer sur des effets de transparence avec un buste en guipure. J'en avais repéré une très jolie, mais vu que c'est une matière majoritairement composée de trous, je me suis dit que ce serait coton à coudre... (hah! Coton... Dentelle... vous avez saisi? Hum, pardon) Je me disais qu'au mieux, je ne finissais pas ma robe à temps pour la fin du challenge, et qu'au pire je ratais tout, et à 40€ le mètre de dentelle, ça fait quand même mal au coeur... J'aurais peut-être dû avoir plus confiance en moi, mais que voulez-vous, avec moins d'une dizaine d'ouvrages à mon actif, je ne ne le sentais pas. Heureusement, lors de ma recherche de tissus, j'avais repéré ce très joli tulle brodé, que j'ai choisi en me disant qu'il serait plus simple à coudre que de la guipure. Pour le reste de la robe, je ne me suis pas cassé la tête, j'ai tout simplement pioché ce crêpe noir dans la sélection de tissus pour la Parisienne chez Un Chat Sur Un Fil.

Par peur de ressembler à un veuve italienne (d'où le nom de ma version, La Milanaise! Avouez qu'elle a un petit côté Dolce et Gabana, non? Non. Ah. Rooooh c'est bon, si on peut même plus se la péter cinq minutes...), et puis parce que j'aime les jupes qui toooooounent (#jaitroisans), j'ai remplacé la jupe droite d'origine par une jupe plissée, à laquelle j'ai rajouté des poches parce que je suis typiquement la nana qui se balade avec l'équivalent d'un semi-remorque de tickets de métro/tram/bus usagés et de reçus de carte bleue fourrés dans les poches... Pour le haut, j'ai coupé une taille 38, aussi bien pour la doublure que pour le tulle, sachant que mes mensurations me donnaient un 36 pour la poitrine, mais un 40 à la taille! Deux tailles d'écart pour le haut, ça me semblait un peu too much, alors j'ai fait très rapidement une toile en 38, ma taille habituelle, pour voir si ça convenait. Et oh, miracle, c'était parfait! A vrai dire, pour la doublure, j'aurais même pu tailler du 36 car j'ai encore de la marge à la taille!



Au niveau de la réalisation, rien à signaler, les explications sont claires, même si je trouve qu'elles manquent un peu de schémas ou que ceux-ci sont assez succincts. Certaines finitions gagneraient à être un peu mieux expliquées, notamment l'emmanchure de la doublure (que j'ai gansées de biais pour me faciliter la tâche!) ou la pose de la fermeture éclair (et si vous voulez la planquer dans la doublure, allez voir chez Bee Made). La mienne n'est d'ailleurs pas très invisible, ce n'est pourtant pas faute d'utiliser la bonne technique, mais je n'ai pas de pied spécial fermeture invisible. Avec un pied pour fermeture classique, le résultat n'est pas aussi impeccable mais ça ne me dérange pas. Pour le buste en tulle, j'ai fait des coutures anglaises (même pour les manches!) pour de belles finitions, pour plus de solidité également, et pour enfermer tous les petites peluches de broderies qui se forment quand on coupe (non mais je vous raconte pas la tête de mon appart -et de mon mec, accessoirement- pendant la réalisation de cette robe... Des peluches et des fils partout!). Comme je l'avais imaginé, le tulle n'est pas si compliqué à manipuler, si ce n'est que ma machine a parfois légèrement buté sur les surépaisseurs dus aux broderies. J'ai profité de la jolie bordure festonnée pour m'épargner les ourlets des manches, quand à l'ourlet du bas, je l'ai remplacé par une pose de biais (dont je suis assez mécontente car la tension de ma machine n'était pas bien réglée, donc les points ne sont pas des plus jolis sur l'endroit, mais ça ne se voit que si on a le nez dessus, alors il est possible que je laisse cela en l'état).





Pour la jupe plissée, j'ai suivi les instructions de Tilly Walnes dans son livre Love At First Stitch pour la jupe Clémence, rien de bien compliqué : il suffit de découper trois rectangles de tissu, un devant et deux dos, qui auront pour longueur la hauteur souhaitée de votre jupe + 3 cm pour l'ourlet + 1 cm de valeur de couture en haut, et dont la largeur dépendra du degré de plissure que vous souhaitez obtenir. Plus le rectangle sera large, plus votre jupe fera de plis. Pour ma jupe, j'ai coupé un devant de la même largeur que mon tour de hanches (101 cm), et deux dos qui mesuraient chacun la moitié de mon tour de hanches (donc 50,5 cm, soit une circonférence totale de la jupe d'environ 2m). On assemble ensuite les côtés de la jupe, on surfile les marges de couture ensemble, puis on surfile les milieux dos séparément. On coud ensuite trois lignes de fronces à environ 7 mm, 14 mm et 21 mm du bord supérieur, de préférence avec un fil contrastant, et dans un point long et lâche. Pour mieux répartir les fronces, il est plus facile de diviser les lignes de fronces en quatre parties : du milieu dos au côté, du côté au milieu devant, du milieu devant à l'autre côté, et du côté au milieu dos. On tire (doucement!) sur les fils de fronces jusqu'à ce que les trois pans de la jupe fassent la même longueur que ceux de la doublure du buste (on peut marquer un petit cran aux ciseaux au milieu du buste et de la jupe pour s'aider), on épingle en place et on coud à 1 cm du bord (en ayant bien pris soin de remettre du fil de la bonne couleur, et en re-réglant convenablement la tension du fil et la longueur du point). On retire les fils de fronces, on surfile les mages ensemble et on repasse la couture au niveau du buste uniquement (pour ne pas aplatir les plis de la jupe), puis on continue à suivre les instructions du patron tout à fait normalement, si ce n'est qu'on peut facilement raccourcir la fermeture éclair de 20 cm puisqu'il y a plus d'aisance au niveau de la jupe pour l'enfilage. Pour les poches, j'ai simplement repris celles du patron de la robe Eliana, que j'avais décalqué il n'y a pas longtemps, mais on peut aussi les dessiner à la main si on n'a pas de patron qui fournit un modèle (allez voir cette vidéo de Make My Lemonade pour la forme et le montage des fonds de poches, à partir de 6'25, et même pour les fronces). Il suffit de les ajouter à chaque pièce de la jupe avant le montage des côtés, et si elles remontent jusqu'à la ligne de taille comme les miennes, faites attentions de ne pas les plisser en même temps que la jupe, et une fois les fronces bien formées, rabattez les poches vers l'avant et maintenez-les en place avec une piqûre à 5 mm du bord avant l'assemblage avec le buste.





Alors dit comme ça, vous avez peut-être l'impression que tout s'est passé comme des roulettes, mais je dois avouer qu'il y a eu des moments où j'ai sérieusement douté du résultat que j'allais obtenir. Lors du premier essayage de la partie en tulle, j'ai bien cru que je ne pourrais jamais rentrer mes bras en entier dans les manches, avant de comprendre que le modèle était fait ainsi, le bas des emmanchures ne remonte pas jusqu'aux aisselles. J'ai eu peur que la raideur du tulle ne soit pas adaptée à cette coupe, car il m'était impossible de me tenir droite sans tendre le tissu de façon très inconfortable sur ma poitrine, et je devais garder les bras légèrement en avant pour que le haut tombe correctement. Je me voyais déjà avec une robe immettable car inconfortable au possible, mais heureusement, tout est tombé parfaitement en place après l'assemblage avec la doublure! Les fronces de la jupe m'ont donné du fil à retordre également, je ne sais pas si je m'y prenais mal ou si le crêpe est une matière particulièrement dure à plisser, mais j'ai du tirer comme une forcenée sur mes fils de fronces pour arriver à quelque chose. J'ai ensuite eu peur que l'épaisseur des fronces (et des poches sur les côtés) forment un bourrelet à la taille, mais comme la jupe n'est pas ajustée à ce niveau-là, ça ne se voit pas. Je me demande encore si j'ai bien fait de réaliser la doublure en crêpe également, car si elle est très confortable, j'ai peur qu'elle ne s'étire sous le poids de la jupe. Enfin, lors du tout premier essayage de la robe (j'en profite pour remercier mon homme qui a été si patient lors de mes multiples essayages, et qui m'a attaché la robe dans le dos à l'aide de pinces à linges -#systèmeD- qui sautaient au moindre mouvement de ma part pas loin d'une douzaine de fois, tout en répondant à mes questions du mieux qu'il pouvait), une fois les trois parties assemblées entre elles, je me suis dit que j'avais fait une erreur en modifiant le patron de la sorte, car la partie en tulle dépassait la ligne de taille pour venir se poser sur la jupe qui commençait à s'évaser, ce qui donnait l'impression d'un buste très large. On aurait dit une robe de maternité, mais en retirant six bons centimètres de tulle pour que celui-ci atteigne la taille de la robe, tout s'arrangeait. Alors certes, la robe est encore large, comme je le disais plus haut j'aurais pu tailler du 36 pour la doublure (mais sans doute pas pour le tulle, et comme j'avais peur des raccords entre deux tailles différentes, j'ai préféré tout couper en 38), mais finalement j'aime bien cet effet un peu oversize qui casse le côté "robe de gala". J'ai d'ailleurs volontairement laissé ma robe plus longue que ce que j'avais prévu au départ pour jouer un peu plus sur la coupe oversize.


Vous apercevez le biais des emmanchures? :D

Au final, je suis hyper fière de ma réalisation, qui est mon premier pattern hack et seulement ma quatrième robe (et mon huitième vêtement, et dans le tas je compte aussi un raté et un "je l'ai cousu juste pour voir mais je le porte pas"). C'est ma deuxième pose de fermeture invisible (en fait c'est même ma deuxième fermeture tout court!), la première fois que je travaille avec du tulle, bref c'est indéniablement ce que j'ai cousu de plus complexe jusqu'à présent, et même si j'y ai passé bien plus que les six heures annoncées sur la patron, je ne regrette absolument pas de m'être lancée là dedans. Le fait d'avoir une "date de rendu" m'a motivée à ne pas lâcher mon projet pour une autre comme je le fais trop souvent (et à ce sujet, j'espère que ma liste de projets pour 2016 me permettra de bien rester concentrée sur chaque cousette au lieu de sauter de projet en projet à chaque fois qu'une idée nouvelle m'excite). J'ai l'impression d'avoir fait un énorme bond en avant dans ma couture, et je pense qu'après ça je vais arrêter de me qualifier de "débutante". Alors même si ma robe ne remporte aucun prix, je ne serai pas déçue car rien que d'arriver à bout de ce projet est une victoire pour moi!


Vous l'avez donc compris, j'adore ma robe, et je trouve qu'elle rend très bien avec mes boots Punky B x Minelli que j'adore mais que je e porte que trop rarement vu leur hauteur de talon. Je porte également un de mes colliers fétiches, déniché chez Zara il y a quelques années, et qui fait toujours son petit effet (non mais vraiment, il ne se passe pas une fois sans qu'on m'en parle quand je le porte!) (et puis vous noterez le rappel de couleur avec le détail des bottines hein ;) Bravo (et merci!) si vous êtes arrivés à la fin de cet article, et je vous rappelle que vous pouvez voter pour ma réalisation avec un petit like ici! Amour sur vous!

lundi 8 février 2016

Wok de brocoli aux noix de cajou et à l'orange // Brocoli, cashew and orange stir-fry

Quand on voit le nombre de recettes de brocoli sur ce blog, il est difficile de croire qu'il y a à peine deux ans, ils étaient presque en tête de ma liste "beurk j'aime pas". J'ai appris à les apprivoiser petit à petit, en les glissant dans des stir-fries de légumes, et c'est ainsi que j'ai compris leur secret : comme presque tous les crucifères, ils développent un goût de chou pas des plus agréables lorsqu'ils sont cuits trop longtemps. Désormais, si je fuis toujours les brocolis maronnasses des cantines, je raffole en revanche de ces petites fleurettes lorsqu'elles sont à peine blanchies ou saisies et qu'elles gardent une couleur bien vive, ainsi que leur croquant et leur goût délicat. Plus besoin de les cacher dans une poêlée, ils deviennent maintenant la star de mes woks à eux seuls!



Wok de brocolis aux noix de cajou et à l'orange {vegan, option sans gluten}
Pour deux personnes : 
- une tête de brocoli de taille moyenne
- 50 g de noix de cajou
- le jus d'une demi-orange
- 2 cs de sauce soja (sans gluten si nécessaire)
- 1 cs d'huile de sésame
- 1 gousse d'ail
- un morceau de gingembre frais d'environ 2 cm de long
- 1 belle échalote
- 1 cs de graines de sésame noir
- huile végétale (sésame ou tournesol)

Détaillez le brocoli en petit bouquets et faites le blanchir trois minutes dans une casserole d'eau bouillante. Egouttez et rincez à l'eau froide pour arrêter la cuisson.

Pelez l'ail, l'échalote et le gingembre. Dégermez l'ail et hachez-le finement. Tranchez l'échalote en deux dans la longueur puis détaillez chaque moitié en tranches. Râpez le gingembre.

Dans un petit bol ou une coupelle, mélangez le jus d'orange, la sauce soja, l'huile de sésame et le gingembre râpé.

Dans une grande poêle ou un wok, faites toaster les noix de cajou à feu vif et sans ajout de matière grasse, en remuant constamment, jusqu'à ce qu'elles commencent à griller. Réservez.

Versez 1 cs d'huile de tournesol ou de sésame dans la poêle et faites revenir l'ail et l'échalote, toujours à feu vif et en remuant constamment, pendant une minute.

Ajoutez les brocolis et les gaines de sésame, mélangez bien et laissez revenir une minute supplémentaire pour que les brocolis arrivent à température.

Versez les deux tiers de la sauce dans la poêle, mélangez bien et laissez cuire 30 secondes à une minute, jusqu'à ce que la sauce se soit évaporée et nappe les brocolis. Ajoutez les noix de cajou et servez immédiatement, accompagné de riz ou de nouilles soba et du restant de sauce.


When you check how much brocoli recipes there are on this blog, you would hardly believe that they were almost on top of my "things I don't like" list only two years ago. I first tamed them in stir-fries, where they were outnumbered by other vegetables, and this is how I discovered their secret : like most of the other cruciferous veggies, they develop their famous storng and sometimes slightly unplesant taste when they are overcooked. Nowadays, I still avoid brown-ish brocoli when I spot them in restaurants and canteens, but I fall hard for the little bright green florets provided they were briefly blanched or sautéed, thus retaining all their crunch and delicate flavour. No need for me to hide them among other veggies anymore, they are now playing the leading role in my stir-fries!


Brocoli, cashew and orange stir-fry {vegan, gluten-free option}
Serves 2 :
- 1 medium brocoli head
- 50 g raw cashews
- the juice of half an orange
- 2 tbsp soy sauce (use GF if needed)
- 1 tbsp sesame oil
- 1 clove garlic
- 1 1-inch piece of fresh ginger
- 1 tbsp black sesame seeds
- 1 big shallot
- sunflower, grapessed or sesame oil

Cut the brocoli in small florets and blanch them 3 minutes in boiling water. Drain and rince under cold water to stop cooking.

Peel the garlic, shallot and ginger. Chop finely the garlic, slice the shallot lenghtwise then slice each half, and grate finely the ginger.

In a small bowl or ramequin, whisk the orange juice, soy sauce, sesame oil and ginger together.

In a large pan or work, toast the cashews on high heat and without oil, stirring constantly, until they start to brown. Reserve in a plate.

Heat 1 tbsp sunflower, sesame or grapeseed oil and cook the garlic and shallot for 1 minute on high heat, stirring often so that they do not burn.

Add the brocoli and sesame seeds, stir well and cook for one more minutes or until the brocoli is heated through.

Add two thirds of the sauce and cook for 30 seconds for 1 minutes, stirring, until the sauce has reduces and coast the brocoli.

Add in the reserved cashews and serve immediatly with rice or soba noodles and the remaining sauce.

jeudi 4 février 2016

Mes projets couture pour 2016 (#2016makenine)

Je ne me suis pas réellement fixé de bonnes résolutions pour 2016, en tout cas pas sous forme de liste tangible, mais j'y ai tout de même réfléchi et s'il y a un objectif vraiment net qui se détache (oui parce que la plupart, c'est des trucs du genre "faire plus comme ci" ou "faire moins comme ça"), c'est celui de me coudre un nombre donné de pièces dans l'année. J'avais au départ pensé à un objectif mensuel, puis je me suis dit qu'un objectif annuel était plus facile à fixer, car je ne peux pas encore prévoir si j'aurai effectivement le temps de réaliser un vêtement par mois (et j'ai bien fait parce que jusqu'à présent en janvier, je n'ai pas fait grand chose...). J'étais partie sur 10 vêtements, et puis il y a eu ces posts d'Eléonore et de Camille de Deer and Doe, qui parlent du hashtag #2106makenine. Vous l'avez donc compris, il s'agit de se fixer un objectif de 9 pièces qu'on réalisera au cours de l'année, pile le challenge qu'il me fallait! Voici donc sans plus attendre mon #2016makenine!


L'inspiration : si je devais définir mon style je dirais... euuuh... tout et n'importe quoi? Si vous regardez mon tableau Pinterest consacré à la mode, pas facile de dégager une tendance (si ce n'est que j'aime les chapeaux!), vous verrez que j'aime aussi bien les looks "minimaliste-rock" à la Carine Roitfeld, tout comme le style "romantico-vintage" de Rebecca (mon idole de style du moment, allez savoir pourquoi je reviens vers ce genre de looks maintenant...), les looks "ethnico-chics" de Coline (non mais vous remarquerez les efforts que je fais pour trouver des noms aux styles quand même!), les looks "gypsy-bohèmes" à base de dentelles, imprimés fleuris et bijoux par dizaines, ... Je suis en admiration devant les looks des années folles, je suis dingue d'imprimés Art Nouveau, je peux passer des heures sur le site de Liberty of London, et je voudrais échanger ma penderie contre celle de Louise ou bien vivre dans la série Hercule Poirot (enfin, à condition que je ne sois pas la victime d'un meurtre...). Bref, mes inspirations sont un joyeux bordel (et encore, je ne compte pas les looks que je trouve esthétiquement réussis mais qui, je le sais pertinemment, ne rendent pas bien sur moi, comme les looks de Typhaine par exemple!), et ça se reflète plutôt bien dans mon placard. Je confesse quand même une légère obsession pour les motifs fleuris (et les imprimés en général) et la dentelle, le rouge bordeaux/le jaune moutarde/le vert sapin, les accessoires ethniques et les trucs-qui-brillent dans les cheveux (ce qui me vaut des remarques de mes collègues du style "tu danses le charleston à la pause café?", tout ça parce que j'ai eu le malheur de mettre un headband...). Ce qui se reflète pas trop mal dans ma liste de projets, en fin de compte!

Mes objectifs couture :
- développer toujours plus mes compétences en couture : cette année, je veux apprendre à coudre le jersey avec ma machine, j'ai donc deux projets pour ça. Je compte aussi coudre mon premier pantalon, fabriquer des jupes doublées, coudre des matières pas faciles à manipuler (tissus glissants, lainages, tulle).

- explorer enfin ma collection de patrons. Depuis que j'ai découvert la multitude de designers indépendants qui sévissent sur internet, j'ai amassé une petite collection de patrons que je compte bien mettre à profit cette année. Il faut dire qu'en deux ans avec ma machine, je n'ai cousu que très peu de vêtements, d'une part parce que je n'avais pas de pièce dédiée à la couture quand j'habitais à Grenoble (je cousais pliée en deux sur la table basse du salon, la seule qui se prêtait à l'exercice...), ensuite parce que j'avais très peu de matière de base, seulement un livre de patrons japonais et très peu de tissus. En revanche maintenant, je croule sous les idées et le matériel, il est temps de concrétiser tout ça!

- m'amuser! Si j'ai longtemps été peu productive en couture, c'est aussi parce que je me sentais over-stimulée et donc complètement bloquée par toutes les possibilités qui s'ouvraient à moi, j'avais envie de tout faire, et au final je ne faisais rien car je ne savais pas par où commencer. Cette année, je compte bien ne pas me limiter, quitte à faire des erreurs. J'espère bien évidemment en faire le moins possible, et réussir à intégrer sans problème à ma garde-robe les vêtements que je coudrai (car j'ai tendance à être un peu impulsive et à réaliser/acheter des vêtement ou accessoires sur un coup de tête, pour me rendre compte après coup que ce n'est finalement pas le grand amour...), mais je me dis que si je couds jamais rien, je ne saurais pas ce qui fonctionne le mieux pour mon style!



Mes projets pour 2016 :
- Robe La Parisienne modifiée (challenge #hacklamode) : c'est LE challenge qui agite la blogosphère couture en ce moment : s'approprier la robe La Parisienne de chez Louis Antoinette. Ce qui m'a attirée dans ce défi, c'est d'abord d'avoir une date butoir pour réaliser ma robe, et donc éviter de laisser traîner un projet inachevé (souvent au stade de retouches) pendant des mois... Mais c'est surtout pour moi l'occasion de revisiter un patron qui n'est à priori pas du tout mon style, voire même de réaliser mon premier "pattern hack". Car La Parisienne, ce n'est pas un modèle sur lequel j'aurais jeté mon dévolu en temps normal, elle a un style trop "business woman" à mon goût (surtout dans les tissus utilisés pour la présentation du patron). Au début, je me suis même demandé si j'allais réellement pouvoir intégrer cette silhouette à mon dressing, et petit à petit les idées ont afflué, et j'ai maintenant trois variations en tête. Bon, il est peu probable que j'aie le temps de faire les trois d'ici la fin du concours (je n'ai pas toujours terminé la première, mais la fin est proche!), et je suis réaliste, j'ai peu de chances de gagner face à des couturières bien plus expérimentées que moi, mais j'ai déjà la satisfaction d'être un peu sortie de ma zone de confort rien qu'avec la phase de réflexion. Je garde le secret sur les détails de ma future robe jusqu'à ce que je l'aie finie, mais je peux au moins vous dire qu'elle sera en crêpe noire (trouvée chez Un chat sur un fil) et en tulle brodé (via A Little Mercerie)

- Haut Agnès transformé en robe (Tilly and the Buttons) : j'avais profité d'une promotion pour m'inscrire au cours en ligne de Tilly pour apprendre à coudre le jersey, mais je n'ai malheureusement pas encore eu le temps de me pencher dessus. Avec le cours est fourni le patron du top Agnès, à priori pas vraiment dans mon style, mais quand j'ai vu la version robe proposée par Tilly, mon sang n'a fait qu'un tour! Et quand j'ai déniché ce joli jersey à fleurs chez Toto aux vacances de Noël, j'ai su que je tenais ma robe Agnès!

- Robe Lola (Wear Lemonade) : mon point de départ pour cette robe a été ce look de Dollyjessy. J'ai de suite pensé qu'il serait tout à fait possible de réaliser ma propre version, et cette idée m'est revenue en tête lors de ma virée chez Toto, quand j'ai trouvé un immense coupon de jersey vert sapin. Je voulais adapter un patron de blouse à basque (du type Marthe ou L'indispensable), mais je me suis souvenue que j'avais dans ma collection le patron de la robe Lola, qui est une copie quasi-conforme de la robe originale. Il me suffira juste d'enlever le col et la poche et de copier la forme de l'encolure sur un de mes T-shirts pour obtenir le résultat souhaité!

- Robe Frida (Wear Lemonade) : Cela fait un bon moment que je rêve d'une Frida en chambray bleu, exactement comme celle-là, mais je n'ai pas réussi à trouver LE tissu qui matche. Bizarrement, je n'arrive pas à trouver du chambray dans les boutiques physiques, et j'ai peur de commander en ligne car j'ai envie d'une couleur et d'une texture très précise, un bleu jean pas trop foncé et qui ne tire pas vers le gris, légèrement irisé, et avec un joli drapé. Je crains que mon écran ne me jour des tours sur la couleur des tissus, et je voudrais pouvoir toucher la matière avant d'acheter (et un petit échantillon de quelques centimètres carrés ne suffit pas à se faire une idée assez précise, malheureusement). J'ai peut-être trouvé mon Siant-Graal avec ce tencel couleur jean, que j'ai eu brièvement entre les doigts grâce à la box couture Aime comme Marie du CSF 2015 (que j'ai revendue car le patron ne me plaisait absolument pas...), mais je continue les recherches...

- Jupe Aime comme Mini (Aime comme Marie) + jupe Tulipe (Dessine-moi un patron) : j'ai trouvé un coupon de lainage à motifs lors d'une expédition chez Toto Tissus, et j'ai de suite imaginé une mini-jupe droite dedans. Le patron "Aime comme Mini" était tout désigné pour ce modèle, à priori très simple et peu gourmand en tissu. Tellement peu gourmand à vrai dire, qu'il me restera encore 1m50 de tissu dans lequel je pense tailler une autre jupe, plus boule cette fois-ci, et c'est ce post de Jolies Bobines qui m'a aiguillé sur la jupe Tulipe. En réalité, je ne sais pas si je ferai les deux modèles, je pense commencer par la version droite et voir si le tissu n'est pas trop compliqué à manipuler (surtout au niveau des plis des pinces), et surtout voir si elle s'intègre à ma garde-robe avant de réaliser la deuxième.

- Jupe Chardon (Deer and Doe) : ce patron est le premier patron indépendant que j'ai acheté, je comptais au départ l'utiliser avec un coupon de tissu satiné à fleurs, mais qui est finalement devenu un kimono (vous pouvez voir le tuto ici!). Depuis, Chardon attend son heure de gloire... C'est en parcourant mon stock de tissus que je suis retombée sur un plumetis noir (acheté pour faire une blouse à la base, mais en fait j'en ai déjà une alors à quoi bon en faire une deuxième?) qui sera le parfait candidat, une fois doublé, pour une chardon toute en légèreté.



- Pantalon culotte Milly (La Maison Victor - janvier/février 2016) : le pantalon culotte est à la mode depuis quelques temps maintenant, mais jusqu'à présent je n'avais jamais accroché, malgré toutes les versions que j'ai pu voir (alors que curieusement, je n'ai aucun problème avec son petit frère le short culotte!). Mais ça, c'était avant. Quand j'ai vu le pantalon Milly dans le dernier numéro de La Maison Victor, j'ai eu un véritable coup de foudre non seulement pour le modèle (qui ressemble à s'y méprendre à une jupe, c'est probablement ce qui m'a séduite), mais aussi pour le tissu. Et le truc chouette avec la Maison Victor, c'est qu'ils vendent justement sur leur site les tissus utilisés pour la réalisation des modèles dans le magazine. Reste maintenant à voir si ce genre de silhouette est adaptée à ma morphologie... En tout cas, ce projet sera mon tout premier pantalon, une pièce qui me fait assez peur (avec les chemises), donc j'ai hâte de vaincre la bête!

- Blouse à basques : Je ne sais plus vraiment comment je suis tombée sur cette blouse, mais je l'ai trouvée absolument magnifique dans son tissu marbré, malheureusement sold out. Alors vous imaginez ma joie quand j'en ai trouvé un coupon similaire, si ce n'est identique, chez Toto (oui, ma virée de Noël a été ultra-fructueuse!). J'hésite encore sur le patron à utiliser : la célèbre Marthe de République du Chiffon, comme pour l'originale, ou bien l'Indispensable de Delphine Morissette, dans le même genre mais sans les manches raglan. Je ne possède aucun des deux mais comme j'aimerais faire au maximum avec ce que j'ai déjà, il est possible que je raccourcisse la robe Lola (que j'aurais à priori déjà faite, donc je saurai su la coupe me convient) ou que je rajoute des basques au T-shirt Plantain de Deer and Doe, mais je ne sais pas si le patron sera adapté à un tissu non extensible, ou alors il faudra que je prenne une taille au dessus pour avoir de l'aisance? (d'ailleurs je me rends compte que je pourrais aussi transformer Plantain en robe pour ma robe verte!) Bref, réflexion en cours.

- Blouse Pam (La Maison Victor - janvier/février 2016) : Décidément, le dernier numéro de la Maison Victor est une véritable mine d'or! La blouse Pam m'a séduite au premier coup d'oeil, et il est fort probable que j'en fasse de nombreuses versions, d'autant plus qu'elle a l'air très simple à coudre! J'ai failli craquer pour le tissu présenté dans le magazine là aussi, mais je suis tombée sur ce Liberty en soldes, alors je vais commencer par une version un peu "hippie", pile comme j'aime! (#passionblousesàfleurs)

Voilà pour mes 9 projets de l'année. J'espère arriver à tous les réaliser, et même avoir le temps d'en caser d'autres car j'ai mille autres idées en tête, de la plus réaliste à la plus folle, et j'ai même commencé à acheter du tissu pour certaines... Il n'est donc pas exclu que d'autres cousettes passent sous ma machine en 2016!

Sources des images : 
- inspirations : leblogdebigbeauty.com ; dollyjessy.com ; etpourquoipascoline.com ; makemylemonade.com ; aclotheshorse.co.uk ; Pinterest
- mosaïque : photo des tissus perso sauf tencel bleu : motifpersonnel.fr et Liberty : couture-cie.com
- photos projets finis : dollyjessy.com : makemylemonade.com ; lamaisonvictor.com ; niniplume.wordpress.com

mardi 2 février 2016

D'internet à mon assiette : janvier 2015

Rassurez-moi, à vous aussi ça vous arrive de vous retrouver happé dans un espace temps où les journées durent trois heures et demie et vous n'avez le temps de rien faire à part bosser, manger et dormir? Parce que j'ai l'impression que c'est ce qui m'est arrivé la semaine dernière... Le weekend n'a pas été beaucoup plus relax, vive les samedis passés à Conforama et Darty... Bon, au moins maintenant, on a un lave-vaisselle et j'ai ENFIN un meuble pour ranger tous mes tissus ailleurs que dans des sacs plastiques, je ne suis que joie et allégresse! Malgré ça, j'ai quand même passé beaucoup de temps en tête à tête avec ma machine à coudre, ce qui m'a fait un bien fou. Mais je vous parlerai de tout ça plus en détail une prochaine fois (cependant pour les curieux, il y a un petit avant-goût de mon projet en cours sur mon Instagram!), car pour l'instant, c'est l'heure de ma revue mensuelles des recettes que j'ai testées et approuvées le mois dernier.



01. Seven spice chickpea stew with tomato + coconut (Ragoput de pois chiches aux sept épices, tomate et noix de coco) | The First Mess : Il y a des recettes qui restent dans ma to-do list pendant des mois, et il y a celles qui n'y passent même pas une semaine, tant elles s'inscrivent parfaitement dans mes envies du moment et mes habitudes culinaires. C'est le cas de cette recette, typiquement ce qu'on aime manger à la maison : des pois chiches, des épices, du lait de coco et de la tomate mêlés en une sauce onctueuse mais pas bourrative. Bref, un ragoût bien parfumé et réconfortant à accompagner d'une céréale pour un repas complet, prêt en 30 minutes, et qui ne salit pas la moitié de mes ustensiles (ma flemme de la vaisselle ne m'a toujours pas quittée). En un mot, le dîner parfait.

02. A basic stri-fried bok choi (Stri-fry basique de chou bok choi) | The woks of life : Allez savoir pourquoi certaines recettes captent mon attention malgré un manque de sex-appeal presque évident. Même si les stir-fries sont aussi un grand basique dans ma cuisine, là, un simple chou sauté avec trois aromates et demi, ça a pas vraiment l'air de casser des briques. Oui, mais malgré ça, j'avais une envie irrésistible de tester cette recette. Alors quand des amis nous ont refilé un bouquet de blettes issu de leur AMAP (ils en avaient deux autres dans leur panier, et même si j'aime bien les blettes, je n'aurais pas non plus été capable d'en manger trois bottes en une semaine!), j'ai sauté sur l'occasion. Je n'ai jamais goûté de chou bok choi, donc je serais bien incapable de vous dire quelles différences il y a avec la blette, mais je les trouvais suffisamment similaires au niveau de l'apparence pour faire la substitution. J'ai beaucoup apprécié cette façon de cuisiner les blettes, toute nouvelle pour moi qui ne les fait jamais poêlées. Servies avec un bol de riz, c'est encore une fois un repas idéal quand on ne veut pas passer plus d'une demi-heure en cuisine!

03. Soupe gratinée à l'oignon | La cuisine de Bernard : j'adore la soupe, j'adore les oignons, et pourtant je n'avais jamais eu l'envie de tester la soupe à l'oignon jusqu'à présent. Tout a commencé quand je suis tombée, via Cuisine VG (où vous pouvez d'ailleurs me retrouver depuis quelques temps!), sur un article de Mlle Pigut parlant de ce plat, qui a commencé à éveiller en moi une petite envie de soupe à l'oignon. Et puis je suis partie un weekend à Strasbourg, et là, boum, à tous les coins de rue ou presque, je voyais de la soupe à l'oignon! Allez savoir pourquoi au moins deux restos sur trois en proposaient... Malgré ça, je n'en ai pas mangé ce weekend là, et c'est presque frustrée de la soupe à l'oignon que je suis rentrée chez moi. Vous vous doutez bien de la fin de l'histoire :  on en a cuisiné durant la semaine qui a suivi, et c'était le plat parfait pour accompagner les bretzels que j'avais ramenés d'Alsace! (bonjour le cliché ;)

04. Gâteau pomme-cannelle | Cléa Cuisine : j'ignore comment ce gâteau a pu passer au travers de toutes mes revues mensuelles de recettes, car c'est un favori de longue date, c'est même mon cake fétiche pour utiliser la dernière pomme qui ramollit doucement dans le panier à fruits! Ultra simple, mais pourtant ultra gourmand, avec ses lamelles de pomme fondantes sur le dessus et son petit goût si particulier, dû à l'huile d'olive (oui oui, de l'huile d'olive dans un gâteau, ça fonctionne à merveille!). Je ne le fais jamais à 100% avec de la farine de riz (je n'aime pas la texture qu'elle donne aux gâteaux), mais sachez qu'avec de la farine de blé T80 ou un mélange deux tiers blé-un tiers riz complet, ça fonctionne à merveille!

vendredi 22 janvier 2016

Mon placard à provisions "capsule"

Il y a quelques temps, je suis tombée sur cet article, que j'ai trouvé très intéressant, et pas uniquement parce que j'avais l'impression de fouiner dans un placard qui n'est pas le mien! En fait, je me suis un peu reconnue dans la situation de cette blogueuse : moi aussi, j'ai un jour déménagé en Allemagne, avec juste une grosse valise (de 23 kg exactement) pour six mois, dans laquelle devait tenir une couette et mon manteau de ski (étant donné que j'allais passer le semestre d'hiver entier là bas, j'avais peur d'avoir froid, alors j'avais opté pour mon manteau le plus chaud -et le plus moche aussi, étant donné qu'il est vert fluo- et grand bien m'en a pris car il a neigé tous les deux jours en décembre, janvier et février!). Les seul ingrédient que j'avais emporté avec moi, c'est du garam massala, du curry madras et de la pâte de curry verte thaïlandaise, qui s'est avérée être ultra-méga-piquante et qui a probablement fini à la poubelle, et puis de toute façon j'avais un magasin asiatique super bien fourni à quelques minutes de chez moi (grâce auquel j'ai découvert les joies de la cuisine asiatique), donc je n'aurais pas pu faire un plus mauvais choix!

Bref, je m'étais suis donc retrouvée dans la même situation, à devoir composer un placard "de base", et dans mon souvenir, c'était plutôt réussi (même si j'avais eu la main un peu lourde sur les épices, la faute au magasin asiatique qui proposait aussi des ingrédients indiens, puis à mon séjour à Londres au nouvel an). Par contre, depuis que je me suis "sédentarisée", ma passion pour les cuisines bio et du monde m'ont poussée à tester de nombreux nouveaux ingrédients, qui s'entassent progressivement dans mes placards... Alors dans l'optique bonnes résolutions-dehors le superflu-simplification de ma cuisine vers laquelle je tends en ce moment, je me suis amusée à faire moi aussi mon "placard capsule", soit la liste de mes essentiels en cuisine, ceux sans lesquels je ne peux rien faire et qui sont systématiquement remplacés une fois finis, voire même avant en prévention. En gras sont notés les ingrédients absolument indispensables, mes basiques absolus, et en italique mes extras-pas-si-superflus-que-ça, sans qui je peux tenir quelques temps mais qui devront tout de même être rachetés. Dans le monde des Bisounours, mon placard (et tout le reste de ma maison...) ne contiendrait que ce qui m'est réellement nécessaire, mais en réalité je croule sous les ingrédients que j'utilise une fois l'an (coucou les champignons noirs pour nems!), ou en petite quantité pour une poignée de recettes bien spécifiques (coucou mes multiples épices indiennes ou ma pâte de piment coréenne!), ou encore ceux que j'ai achetés pour les tester mais que je n'ai pas réussi à apprivoiser (coucou la farine de riz complet!)... Rassurez-moi, c'est comme ça chez vous aussi?

Les matières grasses :
- huile d'olive : c'est celle que j'utilise dans 99% des cas : je m'en sers pour cuire mais aussi pour les vinaigrettes, pour réaliser mes pâtes à tartes, et parfois même dans certains gâteaux (et pour mettre dans le houmous aussi!). J'en ai même deux bouteilles, une "classique" que j'utilise pour les cuissons, et une délicieuse huile de Palestine au goût délicatement fruitée, que je réserve aux salades et dips.

- huile de tournesol : je l'utilise pour la friture (chose que je fais assez rarement) et pour la cuisson de plats qui ne s'accommodent pas avec l'huile d'olive (notamment les plats asiatiques et indiens).

- huile de sésame : pas vraiment indispensable, mais je l'utilise tout de même très fréquemment pour mes plats asiatiques

- beurre : pour mes tartines le matin, pour la pâtisserie (mais je compte m'en servir de moins en moins en 2016), et, très occasionnellement, en cuisson (surtout pour des oignons, des poireaux, et les risottos)

- tahin : pour mettre dans le houmous, bien évidemment, mais je l'utilise aussi pour faire des sauces salades onctueuses et parfois en pâtisserie

- purée d'amande complète : elle fait merveille en tartine (avec quelques tranches de fruits et de la cannelle) ou dans les gâteaux

- purée de cajou : une alliée précieuse pour donner un petit goût fromagé à mes risottos ou a des gratins et des sauces

- beurre de cacahuète : plus par gourmandise qu'autre chose, je le tartine sous une couche de confiture de fruits rouges, mais il me sert aussi pour la cuisine : mafé, curry massaman, sauces de trempage pour rouleaux de printemps

Désolée pour la qualité méga-pourrie de la photo mais la luminosité était affreuse le jour où je l'ai prise... Comme vous pouvez le voir, je range mes provisions (enfin, la plupart) dans des bocaux en verre, ce n'est pas uniquement parce que je trouve ça super joli, mais c'est aussi parce que le verre protège des odeurs, de l'humidité, et des mites alimentaires qui ont tendance à vouloir s'installer dans mes placards. De plus, j'achète le maximum de produits en vrac dans mon magasin bio (c'est mieux pour la planète et le porte-monnaie!), donc il faut bien que je les transvase dans quelque chose!

Farines, flocons etc :
- farine de blé T80 : je l'utilise pour absolument tout : pâtisserie, boulange, pâtes à tartes, parfois coupée avec de la farine de sarrasin ou d'épeautre, que je n'ai pas encore le réflexe d'utiliser. C'est pourquoi je considère que seule la farine de blé est un essentiel de mon placard.

- farine de pois chiches : même si je ne m'en sers que pour faire des beignets indiens et mes appareils à quiche vegan, je la considère comme un indispensable dans ma cuisine. Je pourrais la faire moi-même, mais j'ai la flemme, alors je l'achète toute faite. Il faudra que je tente de diversifier un peu plus les usages!

- flocons d'avoine : je les utilise principalement pour faire des galettes de céréales, des biscuits, du granola, et plus rarement en crumble ou en porridge

- fécule de maïs/de pomme de terre : comme liant dans les sauces, en remplacement d'une partie de la farine, ...

Sucrants :
- sucre blond de canne : je ne suis pas une grande aventurière du sucre, je teste très peu de nouvelles variétés et je reviens toujours à du sucre blond ou roux, au goût légèrement caramélisé mais relativement neutre.

- sirop d'érable : j'adore son goût si typique, et je ne me contente pas de noyer mes pancakes dedans : je m'en sers aussi en pâtisserie et pour relever des sauces salades, caraméliser des légumes, et sucrer porridges et smoothies.

Céréales et légumineuses :
- riz : entre la cuisine asiatique et les risottos, on passe au moins un kilo de riz par mois. J'en ai en permanence deux variétés : un riz long (thaï ou basmati), et un riz rond à risotto (arborio ou canaroli), et plus occasionnellement, j'ai aussi du riz japonais. J'ai très rarement du riz complet, car je trouve ça horriblement long à cuire et je n'ai pas encore trouvé le dosage qui fonctionne avec mon cuiseur (d'ailleurs, si vous en avez un à me proposer, je suis toute ouïe!), et j'ai un faible pour le riz sauvage (ou mieux, les trios de riz), mais c'est pas donné, alors je n'en achète pas souvent.

- pâtes : là aussi les paquets descendent à vitesse grand V, j'adore les pâtes et elles me sauvent la vie les jours où j'ai besoin d'un repas vite prêt. J'en ai toujours une grande quantité dans mes placards, des courtes, des longues, des pâtes asiatiques, mais si je ne devais garder que le minium vital, ça serait des pâtes courtes (penne ou rigatoni, mais SURTOUT PAS DE COQUILLETTES) et des nouilles chinoises (à faire en wok, en soupe, ou à briser en vermicelles).

- quinoa : la céréale express par excellence, parfaite en accompagnement, en salade, glissée dans des soupes ou des ragoûts, dans des galettes, et même dans des granolas ou des porridges. Très riche en protéines, sans gluten, elle a l'avantage de mettre tout le monde d'accord à la maison puisque mon homme et moi adorons son petit goût unique (alors que lui déteste la polenta, quant à moi j'ai une sainte horreur du millet...).

- lentilles : que serait mon placard sans les lentilles? J'en ai en permanence des vertes (ou des blondes, plus rarement) et des corail. Non seulement j'adore ça, mais elles sont également ultra versatiles et font un très bon substitut à la viande dans des parmentiers végétaux, burgers, boulettes, et j'en passe. Elles sont tout aussi délicieuses en ragoût, en salade, ou en soupe et en curry pour les lentilles corail. Et cerise sur le gâteau : elles ne nécessitent pas de temps de trempage et cuisent en moins d'une demi-heure!

- pois chiches : en houmous, vous l'avez compris. Mais aussi en salades, en ragoûts, rôtis, en galettes, dans des wraps, bref, partout! J'adore les pois chiches, par conséquent j'en ai toujours deux ou trois boites dans mon placard (eh oui, je ne m'embête que trop rarement à les faire cuire moi même, mon congélateur étant trop petit pour stocker de grandes fournées... Je n'utilise des pois chiches crus que pour les falafels!)

- haricots rouges : en chili et dans plein d'autres recettes Tex-Mex : enchiladas, burritos, salades, ...

Conserves/briques :
- pulpe de tomate : pour des sauces, des soupes, des currys, des ragoûts, ...

- lait de coco : il finit 99% du temps en curry thaï, mais il m'arrive aussi de le glisser dans des soupes ou des desserts. J'essaie de choisir des marques à la composition la plus clean possible, voire à 100% coco dans le meilleur des cas (malheureusement je ne trouve que des briques d'un litre, un format bien trop grand pour les currys), car certains laits de coco contiennent parfois des additifs que je ne suis même pas capabme de prononcer correctement...

- crème de soja : je n'achète plus de crème fleurette, à la place j'utilise de la crème de soja pour mes sauces et mes quiches, et parfois mes desserts ou mes glaces. Il est rare que j'utilise une autre crème végétale, car je trouve que celle de soja se prête à tout (sauf peut-être aux pannacottas, pour lesquelles je préfère la crème d'amandes). Là aussi, je guette la composition pour éviter au maximum les additifs indésirables.

Fruits secs : 
Je n'ai pas vraiment d'indispensables de ce côté-là, je m’accommode assez bien de tout (ou de rien, si on va dans ce sens là...), j'alterne selon mes envies, mais je dois dire que j'aime beaucoup les noix et les noisettes (toutes deux fournies par les jardins de mes parents et grand-parents!) pour la pâtisserie et les salades, les amandes (que je transforme parfois en lait), les noix de cajou et cacahuètes pour mes plats asiatiques ou à faire griller en apéro. Côté fruits secs, j'aime bien les dates et les pruneaux (surtout avec de la pâte d'amande dedans ;) ), ainsi que les raisins secs pour la pâtisserie et les plats orientaux, et je confesse une petite faiblesse pour les bananes déshydratées et les oranges confites (bon, OK, avec du chocolat autour!). Enfin, pour les petites graines, celles que j'utilise le plus sont sans hésitation le sésame, le pavot, les graines de courge (que je récupère moi-même sur les tonnes de citrouilles et autres que j'engloutis!), suivies de près par les graines de tournesol.



Epices/herbes aromatiques:
Difficile de me limiter de ce côté là... Les épices sont indispensables à ma cuisine, comme pour beaucoup de végétariens je pense. J'en ai une collection absolument faramineuse, certaines ne m'ont servi que deux ou trois fois mais je refuse de m'en débarrasser car je crains d'en avoir besoin à peine je les aurais jetées... Et pourtant, je sais que c'est une mauvaise habitude car les épices doivent être renouvelées régulièrement car elles perdent en saveur au fil du temps. Je ne culpabilise pas trop cependant, car j'aime pouvoir changer totalement mes plats selon les dosages utilisés, par exemple une simple soupe de butternut peut aussi bien être épicée de façon orientale avec cumin, coriandre, paprika, ou indienne avec du curry, ou encore façon thaï avec du gingembre et de la citronnelle. Si vous voulez cuisiner avec un petit budget, investissez dans des épices qui vous permettront d'utiliser vos ingrédients de base de mille façons différentes!

-  côté salé, les épices que j'utilise le plus souvent sont : cumin (en poudre ou en graines), paprika, poivre, piment et curry, suivies de très près par coriandre, curcuma, muscade et graines de fenouil, et dans une moindre mesure, clous de girofle. Je pense qu'avec tout ça, je peux composer pas mal de mélanges (colombo, mélange oriental, mélange tex-mex...). J'aime aussi avoir sous la main du garam massala, et je dois confesser une petite faiblesse pour les épices tandoori, bien que celles que j'ai sont affreusement piquantes donc à utiliser avec parcimonie.

- côté herbes aromatiques, je m'en tire avec thym, laurier et origan. Si on ajoute les herbes fraîches, la liste s'allonge un peu : coriandre, persil, basilic, oignon nouveau, et plus rarement menthe et basilic thaï. Je n'achète jamais de version séchée de ces herbes car je trouve que leur goût se perd, je les privilégie donc congelées (ou je les congèle moi-même), et dans l'idéal je les ferais pousser moi-même, mais je n'ai pas rencontré beaucoup de succès de ce côté-là jusqu'à présent...

- enfin, côté sucré, ça reste très simple : cannelle et vanille en poudre sont les deux seules épices qui me sont indispensables. S'y ajoutent des zestes de citron (conservés au congélateur), de l'eau de fleur d'oranger et du rhum (vous devinez la nana qui adore les crêpes hein?).

- ail, oignon rouge et jaune, échalote et gingembre frais : je ne peux strictement RIEN faire en cuisine sans ail et oignon, j'en mets dans pratiquement toutes mes recettes (sauf les desserts hein...). J'utilise le gingembre frais pour la cuisine asiatique, les soupes, et parfois dans les desserts ou même en infusion quand je suis malade, et j'en fais un usage beaucoup plus important que le gingembre en poudre (que je trouve moins acidulé que la version fraîche).

Sauces et condiments :
- sauce soja : pour la cuisine asiatique, bien évidemment, mais je l'utilise parfois pour saler des ragoûts et leur donner une petite touche d'umami

 - sauce de poisson : l'une de mes rares entorses à mon régime végétarien, je dois avouer que j'adore son gout typique dans les currys thaïs ou les plats vietnamiens. J'aimerais essayer une alternative vegan, mais comme j'en ai encore deux bouteilles, je préfère les liquider d'abord!

- vinaigre balsamique : ou "vinaigre basmati", comme aime à dire mon homme (à tel point que c'est ce que j'avais écrit en premier...). Sans surprise, je l'utilise dans mes vinaigrettes, mais aussi pour déglacer des légumes ou relever des soupes et ragoûts. Il peut être également transformé en réduction de balsamique, une vraie tuerie sur les salades!

- vinaigre de cidre : lui aussi finit en vinaigrette ou dans des sauces salades qui ont besoin d'un vinaigre au goût plus neutre, mais je m'en sers également en pâtisserie, où il active la levure et fait monter les gâteaux sans oeufs!

- moutarde : dans les vinaigrettes et les sauces, mais aussi dans les quiches, ou tout simplement comme sauce de trempage pour les frites ;) Pas de préférence pour la moutarde de Dijon ou la moutarde à l'ancienne, j'utilise alternativement les deux (et je vous conseille fortement de goûter la moutarde aux noix si un jour vous en avez l'occasion, car c'est une tuerie!)

- miso : pour apporter une saveur umami à de nombreux plats, et l'ingrédient clé de mon plat japonais favori : les aubergines laquées au miso! J'adore le goût doux et légèrement sucré du miso blond, mais j'aime aussi les misos plus corsés!

- levure de bière : parfaite pour donner un petit goût fromagé à mes plats, elle est d'ailleurs un des ingrédients de base du parmesan végétal

- bouillon de légumes : je le préfère en poudre, car plus facile à doser et à conserver que les cubes (qui deviennent tout mous et suintants une fois le papier ouvert...), en plus ça dure plus longtemps et c'est beaucoup moins gras! J'ai récemment réalisé mon propre bouillon en poudre maison, ça méritera peut-être un post prochainement!

- pâtes de curry thai et japonaise : pour les currys, bien évidemment, mais aussi dans des soupes en ce qui concerne le curry thaï

Autres :
levure de boulanger déshydratée : je fais très rarement du pain, en revanche, je fais souvent des pâtes à pizzas, naans, brioches ou buns à burger (que je congèle par fournées)

poudre à lever : pas besoin d'expliquer à quoi ça sert, si? ;)

bicarbonate de sodium : utilisé comme poudre à lever (le fameux "baking soda" dans les recettes anglo-saxonnes, c'est lui!), mais aussi en trempage des légumineuses, sans compter ses utilisations ménagères ou cosmétiques (c'est le meilleur déodorant du monde!)

- cacao en poudre et chocolat noir pâtissier : pour mes cookies et gâteaux au chocolat, bien évidemment (c'est pas parce que je me suis découvert un amour pour la tarte au citron il y a quelques années que j'oublie le chocolat ;) ), et pour le chocolat chaud en hiver (mon petit plaisir après être restée deux heures au bord d'un terrain de rugby à regarder mon homme mettre des coups de tête dans le tas!) (d'ailleurs vous aurez remarqué -ou pas- qu'il n'y a pas de lait dans ma liste, il se trouve que j'en utilise très rarement en réalité, et les briques finissent inévitablement par fermenter dans mon frigo -oups-. En outre, je n'ai pas encore trouvé LE lait végétal passe partout, que je pourrais utiliser aussi bien en cuisine qu'en pâtisserie et mettre dans mes céréales les rares matins ou j'en mange, mais je suis loin d'avoir tout essayé parce que certains coûtent très cher, et si en plus je les oublie dans mon frigo comme dit plus haut... Je confesse tout de même un faible pour le lait épeautre-noisettes qui fait des merveilles dans mes smoothies! Je suis donc ravie d'avoir appris l'existence du lait d'amande en poudre dans l'article qui m'a inspiré ce post, voilà qui changera peut-être la donne)

- thé : pas vraiment un ingrédient en cuisine (quoi que, il est toujours possible d'infuser de la crème pâtissière avec!), mais vu que j'en bois au moins deux mugs par jour, il mérite sa place dans la liste. Là aussi, difficile de me limiter, j'en ai une véritable collection, mais si je devais n'en garder que deux (bah oui, je peux pas me contenter d'un seul, je m'ennuierais sinon!), il y aurait un thé vert assez frais avec des notes fleuries, et un thé noir fruité avec des notes d'agrumes.

Pfiou, voilà, on y est! Bravo à ceux qui ont tenu jusqu'au bout! Bon, en cuisine comme ailleurs, je ne suis pas vraiment une pro du minimalisme hein... Si toute cette liste ne représente que mes essentiels, je vous laisse imaginer à quoi ressemblent mes placards avec tout le superflu! Pour tout vous dire, quand j'ai déménagé de Grenoble, j'avais au moins deux cartons de provisions... Allez, en 2016 on essaie de faire du tri dans tout ça (t'as qu'à croire...). Et vous, à quoi ressemble votre liste d'essentiels en cuisine? Vous avez les mêmes basiques que moi ou bien vos placards sont radicalement différents?

mardi 19 janvier 2016

Soupe à la courge butternut et fanes de poireaux // Butternut squash and leek greens soup

Je ne sais pas si c'est moi qui leur fait des trous dans la tête à force de leur parler de bouffe, ou bien si c'est un phénomène de société qui s'amplifie, mais de plus en plus de mes amis réduisent leur consommation de viande ou songent à le faire, bien souvent pour des raisons écologiques. J'en suis évidemment ravie, mais quand en plus ils cuisinent avec des parties de légumes habituellement jetées alors qu'elles sont comestibles, alors là j'ai envie de les serrer dans mes bras. Ce fut le cas lorsque mon ami Julien m'a servi cette soupe de butternut et de fanes de poireaux. Les fanes de poireaux comptent sans doute parmi les déchets de légumes les plus fréquents, après les pelures de pommes de terre, carottes ou oignons, car la plupart des recettes ne demandent que les parties blanches et vert clair. Pourtant, les feuilles plus foncées sont tout aussi comestibles que le reste du poireau, elles ont simplement un goût plus prononcé et se montrent plus coriaces sous la dent. C'est pourquoi elles sont idéales en soupe : elles bénéficient d'une cuisson mijotée qui va les attendrir, et elles infuseront toute leur saveur dans le bouillon. Si en plus vous mixez tout après cuisson, le problème est totalement réglé!




Je n'aurais pourtant pas pensé à les associer à de la butternut, mais heureusement que Julien l'a fait pour moi, car c'est un mélange délicieux. La douceur de la courge tempère le parfum des fanes de poireaux, qui, de leur coté, apportent du caractère à la soupe. Et pour ne rien gâcher, c'est une soupe ultra simplissime à préparer et avec une liste d'ingrédients réduite au minimum, parfaite pour les soirs où on a pas beaucoup de motivation en cuisine (ce qui est mon cas quasiment tous les jours en ce moment, vous l'avez compris!). Alors la prochaine fois que vous faites une tarte aux poireaux, ne jetez pas les fanes et mettez-les dans une soupe!

Soupe à la butternut et aux fanes de poireaux {vegan, sans gluten, sans soja, sans noix}
Pour une grande casserole de soupe : 
- 1 courge butternut de taille moyenne
- les fanes de 3 ou 4 poireaux
- 1 oignon
- 1 gousse d'ail
- bouillon de légumes ou eau
- huile végétale, sel et poivre

Pelez l'oignon et la courge butternut, retirez les graines et les parties fibreuses de la courge (vous pouvez rincez les graines et les faire griller au four, enrobées d'huiles et d'épices, et les servir avec la soupe), et détaillez-les en gros morceaux. Pelez et émincez l'ail. Détaillez les fanes en tronçons après les avoir lavées et avoir retiré les extrémités et feuilles extérieures sèches ou abîmées.

A feu moyen, faites revenir les oignons, l'ail et les fanes de poireaux dans un peu d'huile, jusqu'à ce qu'ils commencent à s'attendrir. Ajoutez les morceaux de courge et recouvrez d'eau ou de bouillon de légumes, mélangez bien en grattant le fond de la casserole pour détacher les petits bouts de légumes collés.

Laissez mijoter à couvert jusqu'à ce que la butternut soit tendre (à la cocotte minute : entre 7 et 10 minutes de cuisson selon la taille de vos morceaux de courge). Mixez la soupe, puis rectifiez l'assaisonnement.

Servez parsemé de graine de courges grillées, ou avec des croûtons (par exemple à l'érable et à la sauge, recette ici), ou encore des graines germées, des graines de sésame, de cumin, de fenouil, de nigelle, ... Pour un repas 100% anti-gaspi, servez cette soupe avec des galettes façon pakoras aux chutes de légumes (comme sur les photos, où il s'agit de galettes à base de pelures de pommes de terre)



Did you know that the dark green leaves of leeks are edible too? Very few recipes call for them, but it's not a reason to throw them away! They have a stonger taste and are thicker than the white and light green part, which is why I like to put them in soups : simmering them in water or stock will tenderize them, and they will infuse the dish with all their flavour. I'd never had thought of pairing them with buternut squash too, but thankfully my friend Julien did it for me, and thanks to him I realised that it's a delicious match! Plus this is probably the easiest soup you can make this winter, as it calls for very few ingredients. Next time you're cooking with leeks, don't throw away the greens and make this soup!

Butternut squash and leek greens soup {vegan, gluten-free, soy-free, nut-free}
Yields one pot of soup (approx 4 servings as a starter) :
- 1 medium butternut squash
- the greens of 3 or 4 leeks
- 1 yellow onion
- 1 clove garlic
- vegetable broth (or water)
- vegetable oil, salt, pepper.

Slice the squash in half, remove the seeds (roas them with spices and serve them with the soup later!) and the skin and chop coarsely. Wash the leek greens, remove any dry part at the top and outer leaves, and cut in slices. Peel and chop the onion and garlic.

Heat 1 tbsp oil in a pot, on medium heat. Cook the onion, garlic and leek greens on medium heat until they start to soften. Add the squash and cover with broth or water, scraping the bottom to remove any lose bits.

Cover and simmer until the squash is tender (if using a pressure cooker, it will take 7 to 10 minutes from the moment the steam comes out, depending on the size of your squash pieces).

Blend the soup until smooth, taste and adjust seasonnings. Serve with croûtons (for example, maple and sage croûtons, recipe here), toasted pepitas, cumin or nigella seeds, ...

jeudi 14 janvier 2016

Tian de légumes d'hiver // Winter tian

Autre allié de la cuisine zéro prise de tête : les légumes rôtis, et dans une moindre mesure, les gratins, parce que bien souvent, pour les gratins, faut salir un autre plat pour faire précuire ce qu'on va mettre au four (mais y'a quelques petites exceptions qui m'arrangent bien, notamment les gratins de ravioles ;) ), ce qui n'est pas compatible avec ma politique "no vaisselle" du moment. (Enfin, je vous rassure, je la fais quand même la vaisselle hein, je mange pas non plus dans des assiettes sales! Quoi que, quand elles ont à peine servi, pour y mettre deux parts de pizza par exemple, c'est à peine si je les rince pour les réutiliser au repas suivant ... Niveau de flemme : maximum!)





Alors que les légumes rôtis, c'est le top : on coupe, on met sur la plaque de four, on enrobe d'huile et d'épices, et on laisse caraméliser tout ça tranquillement, en remuant à mi-cuisson. Et si en plus on a un four programmable comme le mien, et qu'on connait bien les temps de chauffe et de cuisson, c'est à peine s'il y a besoin de surveiller le truc (bon, n'allez pas non plus faire vos courses avec un truc au four, c'est pas hyper prudent!). C'est une méthode qui marche particulièrement sur les légumes d'hiver, que ce soit les légumes racines ou les choux fleurs/romanesco/brocolis, ou encore les courges, et en plus ça réchauffe votre cuisine. Vous pouvez même profiter d'avoir le four allumé pour enfourner une petite tarte aux pommes ou du crumble pour le dessert, après je dis ça je dis rien moi... ;) Une fois que vos légumes sont bien caramélisés, libre à vous de les manger tel quels avec une petite sauce (surtout s'ils sont coupés en frites), en salade, de les glisser dans des burritos, ou de les mixer dans une tartinade, une soupe... Bref, la solution idéale au manque d'inspiration, ce n'est pas pour rien que les légumes rôtis sont les stars depuis maintenant plusieurs hivers!



Aujourd'hui, c'est une petite variante que je vous propose, à mi-chemin avec le gratin (mais du genre qui ne salit pas d'autres plats, vous vous en doutez!), puisqu'il s'agit d'un tian, soit des fines tranches de légumes (traditionnellement, des légumes d'été : courgettes, tomates, aubergines) qu'on serre bien dans un plat, qu'on d'arrose d'huile d'olive et d'herbes de Provence et qu'on laisse confire tout doucement au four. On obtient donc une sorte de gratin de légumes grillés, sans crème ni fromage ou autre liant, et pourtant pas sec du tout, contrairement à ce que j'imaginais! Car c'est un plat qui ne m'avait jamais vraiment tenté, jusqu'à ce que je voie les photos d'Emilie qui m'ont poussée au crime l'été dernier. Désormais réconciliée avec le tian, j'avais une idée qui me trottait dans la tête depuis un moment : tester une version avec un assortiment de légumes racines pour l'hiver. Et vous savez quoi, ça marche tout aussi bien, et tout comme pour le tian d'été, votre cuisine se met très rapidement à embaumer le thym, c'est à la fois délicieux et très difficile à supporter car ça donne vraiment faim! Vous pouvez utiliser à peu près n'importe quel assortiment de légumes racines, ici j'ai mis du chou rave, de la patate douce, du céleri rave, du panais et de l'oignon, mais de la betterave, des carottes (peu importe leur couleur), des topinambours ou de la pomme de terre conviendront également. Faites simplement attention à bien découper les légumes en morceaux de taille uniforme pour qu'ils cuisent en même temps. Et surtout ne soyez pas timides sur l'huile d'olive et les herbes de Provence! Dernière petite astuce : vous pouvez conservez les pelures de vos légumes, les faire tremper dans de l'eau pour bien éliminer la terre puis les faire frire ou rôtir pour en faire des chips de légumes racines, un vrai délice en apéro!



Tian de légumes d'hiver {vegan, sans gluten, sans soja, sans noix}
- un assortiment de légumes racines (la quantité dépendra de la taille de votre plat : ici, pour un plat à gratin de 27x18 cm, soit un peu plus que deux portions, j'ai utilisé un gros panais, un petit céleri rave, un chou rave, un oignon rouge et une patate douce)
- huile d'olive
- herbes de Provence (thym et origan pour ma part)
- sel, poivre

Pelez les légumes et coupez-les en tranches fines d'environ 3 mm d'épaisseur. Essayez de faire des morceaux les plus réguliers et uniformes possibles. Si certains légumes ont un diamètre plus important que les autres, vous pouvez recouper les tranches en deux ou en quatre.

Disposez vos tranches de légumes verticalement dans un plat allant au four, en alternant les légumes, et en les serrant bien.

Arrosez généreusement d'huile d'olive et saupoudrez d'herbes de Provence, de sel et de poivre.

Enfournez pour 45 minutes à 180°C. Les légumes doivent être bien dorés et tendres. Si besoin, couvrez de papier aluminium si les légumes brunissent trop vite sur le dessus.



Tian is a traditional dish from South-East of France, and it is more or less a baked ratatouille : slices of tomatoes, zucchini, eggplant and onion are tightly packed in a dish, drizlled with olive oil and herbs, then baked until soft and caramelized. For a long time, I thougt this would be a very dry dish, but after trying it for the first time at the end of summer, I realized I was completely wrong and that tian is truly delicious. Here is a winter version, using root vegetables, which, as you probably already know, are great for roasting!



Winter tian {vegan, gluten-free, soy-free, nut-free}
- your choice of root vegetables. The amout you'll need will depend on the size of your dish : mine was 27x18 cm and I used 1 big parsnip, 1 small celery root, 1 red onion, 1 kohlrabi and 1 sweet potato and it yielded a bit more than two servings. You can also use carrots or beets (whatever colour), regular potato or jerusalem artichokes.
- olive oil
- dried Provence herbs (I used thyme and oregano)
- salt, pepper

Peel the vegetables and slice them in 3 mm thick slices. Try to make the slices as even and regular as possible. If some of your vegetables have a bigger diameter than other, you can cut the slices in half or quarter so that they can fit in your dish.

(You can keep the vegetable peels, wash them thoroughly to remove the dirt and fry them of bake them to make root veggies chips!)

Pack tightly all your slices vertically in an oven proof dish, alternating the vegetables. Drizzle with olive oil (don't be shy!) and spinkle with dried herbs, salt and pepper.

Bake for 45 minutes at 180°C (360F), until tender and crispy on top. If the veggetables brown too much on top when baking, you can cover them with foil toward the end of the cooking time.